EXPOSITION D'OUTILS ANCIENS

A

SAINT-CHAMOND

 

SALLE LAMARTINE

Du 7 au 18 décembre 2016

 

Du 7 au 18 décembre 2016, nous avons présenté une partie de nos collections au public saint-chamonais. Nous avons eu, environ, 400 visiteurs venant non seulement de notre ville, mais aussi du Rhône, de l'Ain, de la Drôme, de l'Isère. La salle Lamartine, rectangulaire, avec une estrade, mesure 275 m2 et dispose d'un pallier de 60 m2 : une surface insuffisante pour présenter tout ce que nous avions apporté. Par ailleurs, située en plein centre de la ville, elle fait partie d'un groupe scolaire et est donc assujettie au plan Vigipirate. Nous n'avons donc pu accueillir les visiteurs que lorsque les écoliers étaient absents.

Sur le pallier, un affichage était consacré à des documents généraux sur notre association, mais aussi à des documents anciens comme des factures d'artisans, des extraits du Bottin du XIXe siècle. Nombreux sont ceux qui ont ainsi pu retrouver leurs ancêtres.

 

       

 

L'estrade était réservée à la vie domestique : vêtements anciens, dentelles avec démonstration, ustensiles de cuisine, vaisselle. L'école y avait également une petite place : les plus jeunes, mais pas seulement, ont pu écrire avec une plume comme les plus anciens l'ont fait dans leur enfance.

 

   

 

Le centre de la salle était consacré aux outils fixés sur des panneaux et rangés en fonction des matériaux traités : métiers du bois, des métaux, du bâtiment, de la terre, du cuir. Pour certains métiers, la présentation était faite dans des vitrines.

 

   

 

Enfin, sur le pourtour de la salle, nous avons présenté quelques lampes de chemin de fer, de véhicules hippomobiles, de vélocipèdes ; un peu plus loin, on pouvait voir les instruments consacrés à la santé et à l'hygiène, aux sciences, au géomètre, à la pesée et à la mesure de volumes.

La mise en place de l'exposition a nécessité 42 grilles de notre fabrication qui ont supportées 168 panneaux, 22 grilles Beaubourg, 22 tables, 25 vitrines. Les deux camionnettes nous ont permis de transporter tout ce matériel, avec 4 trajets. La plus grande partie du transport a été réalisée le 3 décembre ; l'installation nous a demandé 2 jours et demi. Le retour dans les lieux de stockage était terminé le lundi 19 à 13h. Le rangement nous a pris 4 jours.

Au total, ce sont plus de 2500 pièces que le visiteur a pu découvrir ou redécouvrir, parfois avec une grande émotion.

 

La vie domestique

Trop d'objets à montrer, pas assez de place. Les deux responsables de ce secteur étaient quelque peu frustrées et cela est compréhensible. Un vrai collectionneur, pour nous, aime partager et non stocker dans des cartons. Et malheureusement, de nombreux cartons sont restés pleins. C'est sans doute dans ce secteur que l'émotion a été la plus grande, allant jusqu'aux larmes : sensibilité, sensiblerie ou tout simplement constat du temps qui passe et souvenir d'enfance.

L'habillement n'a pas eu la place qu'il méritait, en particulier la lingerie féminine où règnent dentelles et broderies. Ces vêtements datent de la fin du XIXè siècle ou du début du XXè : chemisiers, bustiers, manteaux de baptême, chapeaux… C'est le domaine de la maîtresse de maison, mais aussi de la couturière, de la dentellière, de la modiste, de la lavandière. Les vêtements d'homme sont plus rares. Quant aux chaussures, elles vont de l'élégante bottine aux gros souliers cloutés, en passant par la galoche à semelle de bois (voir notre série d' articles sur le cordonnier).                

 

     

 

 

     

 

 

Les ustensiles de cuisine, en particulier ceux de l'âtre, du sucre, n'ont pas pu être présentés comme nous le souhaitions, faute de place : la fabrication d'une cheminée "légère" pour mettre en situation ces objets est indispensable. Dans les vitrines, nous avons dû nous contenter de quelques couverts, ou services divers des années 1925 – 1930 (Art nouveau, Art déco.) et quelques pièces peu connues du grand public, comme les pompes à eau gazeuse, les hachinettes, les mâche-croute, les masticateurs et autres pics à glace… Sur tables, nous avons donné la priorité aux cuivres, aux pressoirs…

 

     

 

 

     

 

 

     

 

Dans la photographie de droite, on peut voir des lampes d'intérieur et des bougeoirs. D'après un visiteur, la lampe triangulaire, à gauche et reproduite ci-dessous, aurait été utilisée par des mineurs : dans quelles conditions ? Toute information sera la bienvenue.

   

 

Autres remarques à propos des gaufriers (photographie de gauche) que nous avons déjà présentés sur ce site à propos des ustensiles de l'âtre. Si celui de droite, avec un cœur, est bien un gaufrier, les deux autres, très peu profonds, sont des fers à bricelets, petites gaufrettes très fines, originaires de Suisse, encore très prisées de nos jours, notamment au moment des fêtes de fin d'année.

 

Une petite place a été réservée aux bouillottes et chauffe-pied.

 

   

 

 

Nous n'avons pas oublié les enfants en présentant quelques jouets d'une époque où la tablette n'existait pas, même dans les esprits les plus fous.

 

     

                                                                              

     

 

Les garçons avaient aussi leur espace avec une exposition de petites voitures des années 1960 – 1970 (Dinky-toys, Matchbox…).

A la frontière de la vie domestique et de l'artisanat, trois activités ont été évoquées : le repassage avec quelques fers à braises, à lingot, à essence et électriques, la dentelle avec quelques rouets et carreaux, et, enfin, l'école.

 

   

 

 

     

 

 

     

 

Notre petite école (toujours le manque de place) avec le jeu de l'écriture à la plume auquel notre député a bien voulu se soumettre.

 

 

Les outils des Métiers

 

Nous avons proposé aux visiteurs une visite guidée, sans prétention, d'environ 1h15, juste pour attirer leur attention sur certains outils qui nous semblaient plus remarquables par leur esthétique ou leur fonction. C'était, aussi, pour nous, l'occasion de corriger, par la contradiction et le dialogue, ce que nous croyions savoir : nous en donnerons quelques exemples.

 

Les métiers du bois

La visite commence par le menuisier et l'ébéniste. Que les puristes nous pardonnent : les deux métiers sont, pour l'instant, réunis. Une vitrine trop petite réunissait quelques rabots et pièces difficiles à fixer sur des panneaux. Outre la varlope à recaler les coupes d'onglet (encadreur) et la galère (plutôt pour le charpentier ou le parqueteur), retenons la filière en bois de Macassar et la meule à affûter les gouges.

 

   

 

     

 

Dans cette vitrine, nous présentions un petit rabot métallique appelé "navette" que les livres spécialisés considèrent comme un outil de luthier. Suivant les indications d'un visiteur (Yves, que nous retrouverons plus loin), il s'agit, en fait, d'un rabot pour enlever les étiquettes.

Les panneaux montrent des outils classiques, avec l'évolution du vilebrequin, les fers de rabot Napoléon 1er, le réglet. Plus rare et souvent confondue avec la scie de scieur de long, la scie à presse ou à refendre pour préparer le bois de placage.

 

     

 

A partir du mois de février, nous consacrerons de nombreux articles aux outils de menuisier.

 

La visite se poursuit chez le charpentier où se succèdent doloires, compas, herminettes,  bisaiguës (prononcer "-zegy", suivant le dictionnaire Larousse en 15 volumes). On trouve là deux outils exceptionnels, au fond à gauche sur la photographie : une hache de compagnon du XVè siècle et un compas aux animaux gravés sur les branches. Ces deux pièces ont été présentées en détails dans les outils de charpentier de ce site.

 

   

 

                                             

Le tonnelier occupe une place très importante : nous avons déjà réalisé 19 panneaux pour ce seul métier. D'autres verront le jour, cette année. La visite commence par ces deux grilles :

 

   

 

La grille de droite permet d'évoquer le début de la fabrication de la douelle, avec le départoir, le coutre et la doloire. La doloire centrale est particulièrement intéressante puisqu'elle dispose de son manche d'origine, courbé par rapport au fer et de section octogonale. Dans le panneau supérieur de droite, le taille-fond central est marqué d'un arbre de vie et des étoiles compagnonniques. Sur le sol, une bigorne sert à river les futurs cercles du tonneau.

 

Viennent, ensuite, les outils habituels : planes, wastringue, compas bourguignons et à verge, chasses, chiens, hachereaux, cauchoirs, asses de rognage, stockholm, jabloirs, curettes-gouges, affleuroirs, guistre, barroir, étanchoir…

 

   

 

   

 

   

 

   

                                                                 

Au sol, colombe et banc d'âne complètent cet outillage.

 

Le bûcheron aurait dû se trouver en premier : sans lui, pas de charpentes, pas de portes, pas de meubles, pas de roues, pas de tonneau (et de bon vin !)…  Il faut dire, aussi, que nous ne disposons pas de très nombreux outils sur panneaux pour ce métier qui a été confondu avec celui de forestier.

 

     

 

Haches à abattre, à égobeler, à équarrir, cognée dont la prime du Forez, serpes, écorcoirs, passe-patout, tocotte, hache-marteau, règle-pige, rainette, règle-rainette (restée longtemps outil mystère : voir notre site), sapie, tourne-bille…

 

 

Au dos du tonnelier, plusieurs métiers du bois :

 

   
                                                             Vannier                                                        Charron  

 

Le vannier : décortiqueur, clef, épluchoir, serpettes, rabots, fendoir.

Le charron : gouges à frapper, mèches, clefs.

 

   
 

                                                  Chaisier                                                         Charron

                                                  Jouguier

 

 

Le chaisier : vilebrequins à conscience externe, grand vilebrequin de réparateur de chaise (?), planes, étau.

Le jouguier : planes-gouges dont une incrustée de 2 crucifix, herminette-gouge, vilebrequin, ciseaux.

Le charron : compas à rondelles, calibres, wastringues, racloirs, tarières, louche.

 

 

   
                                                         Charron                                                           Sabotier  

 

Le charron : brocheuses, tarières à crochet ou quilliers

Le sabotier : boutoirs, rainettes, ruines… ; herminettes, haches à bûcher.

 

 

   
                                                     Charron                                            Sabotier  

 

Le charron : rabots, planes.

Le sabotier : paroirs, cuillers.

 

Et pour terminer, ce tour en l'air de charron pour la réalisation des moyeux.

 

   

 

 

Les métiers des métaux

Les couteliers étaient rares dans notre Pays du Gier. Voici deux petites enclumes forgées du XVIIIè siècle : celle de droite a la forme d'un animal (4 pattes, un museau, 2 oreilles et une touffe de cheveux), celle de droite a été malheureusement mutilée au niveau de la corne.

 

   

 

 

A l'inverse, les cloutiers étaient très nombreux. Durant l'hiver, les agriculteurs ne pouvaient pas travailler la terre : ils utilisaient leurs forges pour fabriquer ces clous à la demande de marchands lyonnais. Les enclumes étaient fixées sur des pierres cubiques de 1 m de côté : un de nos visiteurs, lui-même cloutier, en a recensées plus de 200 dans notre Pays du Gier. Pour des raisons compréhensibles, la pierre s'est transformée en panneau de bois.

 

   

L'enclume est formée de différentes parties : le pied d'étape, la clouyère, la place, le ciseau; le marteau a un fer caractéristique. Sur la droite, un autre outil mystère : il servirait à fabriquer des aiguilles (?).

 

Autre métier de notre région, l'armurier, ou plus exactement, l'arquebusier. Sous ce petit pistolet de voyage du XVIIIè siècle, on reconnaît deux écouennes, deux rabots pour préparer le support du canon, un marteau de ciseleur et deux calibres pour limer les deux faces de la noix.

 

   

 

 

Le forgeron, bien qu'il soit à l'origine de la plupart des outils, n'occupent qu'une petite place : marteaux, tenailles, châsses, poinçons, tranches, dégorgeoirs, dessus d'étampes n'ont rien de très spectaculaires, si ce n'est, pour certains d'entre eux, par leurs poids. Dommage qu'il n'ait pas été possible de présenter les enclumes et, surtout, les bigornes.

 

     

 

 

Le panneau supérieur de la photographie de gauche présente des outils de tailleur de lime : marteaux caractéristiques (ici, entre 60 g et 2,5 kg) et ciseaux. L'usure des manches montre l'effort physique que nécessitait ce métier :

 

   

 

 

Le métier suivant a notre faveur ; il était aussi le passe-temps favori de certains rois. C'est le métier de serrurier pour lequel nous pouvons évoquer les outils, mais aussi quelques objets fabriqués par cet artisan.

 

   

 

 

   

 

Compas, bigornes, étaux, scies, chignoles, vilebrequins, drilles, archet, cisailles, marteaux, niveaux, demi-pied de Roy, jauges, sauterelle, filières.

Serrures, heurtoirs, clefs, loqueteau à ressort, penture, targettes, verrous.

(Pour plus de détails, voir les articles sur le serrurier : métiers et outils d'antan. Certaines pièces méritent le détour. Le panneau sur les scies montre l'évolution de l'esthétique de bas en haut, de la fin du XVIIIè siècle à la fin du XIXè : la Révolution industrielle et la productivité sont passées entre-temps).

 

Au dos des panneaux de serrurier, ceux du maréchal-ferrant. On change de domaine. On retrouve les instruments les plus importants du maréchal-ferrant : pas-d'âne, coupe-queue, rabot odontriteur, morailles, flammes, râpes, ferretier, brochoirs, clystères, cautères, couteau à chaleur, entraves, tricoise, brule-queue, étrille, forces, tondeuses (aussi pour le berger), pine à castrer… Un peu plus rare, le mors de vétérinaire pour faire ingérer aux chevaux les potions médicamenteuses. Plus récente, la pince à castrer les vaches ou ovariotome. Parmi les fers, un surdimensionné devait servir d'article publicitaire.

 

   

 

   

 

 

Et, pour finir les métiers des métaux, le ferblantier (fer blanc) et le dinandier (cuivre). Ces deux artisans fabriquaient des objets semblables : surtout des récipients, des lanternes (essentiellement le ferblantier). L'outillage était composé de cisailles, de marteaux, d'enclumes, de fers à souder. Les formes à obtenir expliquent l'extrême variété de tous ces outils

 

   

 

   

 

 

 

Les métiers du bâtiment

 

Ce chapitre comprend les métiers du bâtiment, mais aussi ceux de la roche : plâtrier-staffeur, verrier-vitrier, plombier, couvreur en ardoise, maçon, mais aussi tailleur de pierre, sculpteur sur pierre et… mineur.

La première photo est consacrée aux trois premiers métiers. Le panneau supérieur de la première grille a été source d'un débat agité. S'agit-il vraiment d'outils de staffeur ? Yves, membre du forum, a émis un doute quant aux outils munis d'un manche. Ils pourraient être utilisés par un tourneur sur bois. Un lien est venu clore le débat en donnant raison à notre visiteur :

 

                                    http://www.forum-outils-anciens.com/t11311-POUR-LE-TOURNAGE.htm?q=

 

Voir aussi le lien donné par Michel66 : il est édifiant.  C'est une nouvelle preuve de l'intérêt d'une telle exposition : on partage, on apprend, on rectifie. Un grand merci à Yves.

 

   

Quant aux outils du panneau inférieur, ils proviennent tous de l'atelier d'un staffeur de Saint-Etienne. Celui qui est situé à la droite des 3 compas peut faire penser à un fer à calfat. A priori, le staffeur pouvait l'utiliser dans le travail de la filasse.

 

La 3ème grille est consacrée au plombier : alésoirs, toupies, boules à couder, griffes, battes, cisailles

 

   

Le panneau supérieur de gauche est consacré au verrier avec ses ciseaux bien particuliers et au vitrier (marteau, grugeoir, coupe-verre à roulette et diamant). En Dessous, un autre panneau pour le plombier : chalumeaux, lampes à souder, marteau à piquer la soudure.

Sur la grille de droite, on reconnaît en haut les outils de couvreur en ardoise (marteau, herminette, hache, enclume, arrache-clou) ; en bas, les outils de maçon.

 

Dans les deux photographies suivantes, on peut voir les outils de mineur et de boiseur, de paveur, de tailleur de pierre et de cantonnier.

   

 

   

Sur le panneau, en haut à gauche, haches, scies et écorçoir de boiseur et pics de mineur. En-dessous, un panneau pour le paveur avec ses marteaux de forme caractéristique, la dame ou hie.

Sur les autres panneaux, un matériel très lourd permet au carrier, au tailleur de pierre, au sculpteur sur pierre d'exercer leurs métiers. Le cantonnier doit se contenter de petites massettes. Le fer de l'une d'entre elles est gravé d'un "S" horizontal fléché à ses deux extrémités : peut-être, un symbole de la rapidité de cet outil, comparable à celle du serpent.

En annexe de ces panneaux, une vitrine trop petite nous a permis de présenter d'autres objets utilisés dans les mines de charbon : des lampes à feu nu, dont le crézieu, la rave ronde ou à 8 pans, des lampes à acétylène, des lampes de sûreté, le panier, la plate, la canne de gouverneur.

 

   

 

   

 

 

Les métiers de la terre

Nous nous sommes contentés de présenter des outils sur panneaux pour l'agriculteur : pas de fourche, de pelle en bois… ; les outils sont donc classiques, de la faux au coffin, en passant par la faucille, la sape, la serpe et le relève-queue.

 

   

 

   

 

Le jardinier n'est pas plus original : cuiller à asperge (dont une avec un manche à balustres), seringues bruineuses, scies, se retrouvent avec l'agriculteur et le vigneron.

Le vigneron est beaucoup plus représenté : à noter deux belles pièces de forge, l'arrache-cep et l'équerlou et deux taquoirs qui nous viennent de Bourgogne. On retrouve les houes, les serpes avec huppe, les serpettes, les serpo-sécateurs, les cisailles, les greffoirs, le fiche-greffe, les écimeurs, le battet, la chaîne à tonneau, le gratte-fût, le soufflet à soutirer, les bouche-bouteille, les débondeuses, les essettes, les pipettes, les pinces à dégoudronner, les coups de poing.

 

   

                                                   

   

En marge des panneaux, nous avons recréé un modeste laboratoire dans une vitrine : un ébullioscope de Malligand et le vinoscope de Contassot pour mesurer le degré alcoolique et un nécessaire Dujardin-Salleron pour connaître l'acidité du vin.

 

   

 

A côté de ces métiers de la terre, l'apiculteur occupe une petite place avec une ruche provenant d'Auvergne (les ruches de notre pays étaient plutôt des ruches-troncs), quelques couteaux à désoperculer, des enfumoirs, un éperon et un lève-cadre. 

 

   

 

 

 

Les métiers du cuir

C'est dans cette catégorie de métiers que nous avons présenté le plus d'outils : rien d'étonnant. Ceux-ci sont, en général, de petite taille : les panneaux sont bien remplis, mais très longs à réaliser. En tête de cette représentation, le cordonnier et, en haut, à droite, des couteaux de tanneur :

 

   

 

   

Sur la photographie du bas, à gauche, d'autres outils de tanneur : couteau à parer, étires, marguerite, couteau à délainer. Les trois autres grilles nous montrent des outils de bourrelier. Suite à l'intervention de Bernard, les hachinettes ont été enlevées. Un grand merci à lui.

Une vitrine était consacrée à quelques outils de gantier (moules, demoiselles, étau) et de bourrelier (machines à parer, compas d'épaisseur) :

   

 

 

Les métiers d'art

Une fois de plus, il a fallu faire un choix : nous n'avons pas pu exposer les outils de ciseleur. Dans une vitrine, nous nous sommes contentés de mettre quelques outils de bijoutier et d'horloger.

 

   

 

   

Etau à coulisse, marteaux, compas, filières, calibres, fer et pince à souder, drilles ; étau, détret, tours divers : à fileter, à pivoter, à arrondir, estrapade…

 

 

Les métiers des tissus

Dans cette rubrique, nous souhaitons regrouper tous les métiers qui touchent à l'habillement : dentellière, tisserand, fabricants de rubans, de tresses et lacets, soyeux… Un membre de notre association possède de nombreux métiers difficiles à déplacer pour une exposition de si courte durée. Pour l'instant, nous nous limitons à deux petites vitrines :

 

   

Dans cette vitrine de soyeux (disposition et photo à revoir !), nous avons disposé quelques rouleaux d'impression de la soie magnifiquement gravés, des compte-fil, des forces…

 

   

Une petite collection de ciseaux concerne ces métiers des tissus : tailleur, tisserand, bonnetier, perruquier et, en "1", des ciseaux de lainier.

En haut, à droite, 7 crochets de tablier : bottier, charpentier, charron, maréchal-ferrant, sabotier, serrurier, tonnelier.

 

L'éclairage

Nous avons vu rapidement quelques lampes de la maison dans le cadre de la vie domestique.

L'éclairage des chemins de fer est présenté de la même façon que lors des JEP 2015.

L'éclairage des véhicules hippomobiles et automobiles reprend la même présentation, sur grille Beaubourg. Par manque de temps, (et oubli !), aucune explication n'accompagnait cette présentation : à revoir.                        

 

     

 

Ce n'était pas le cas pour l'éclairage des vélocipèdes et des motocyclettes : les lanternes et les phares étaient fixés sur des panneaux, avec, comme pour les outils, des explications succinctes.

 

     

 

A gauche et en bas, deux lampes de marine ; au centre, en bas, une lampe-tempête et une lampe à pression : là encore, manque de place et d'explications (voir les articles correspondants de notre site).

 

Santé et hygiène

Cette rubrique concerne surtout les métiers de la santé : médecins généralistes et spécialistes, chirurgien, chirurgien-dentiste, pharmacien, sans oublier le barbier.

 

     
                                                                   Médecin généraliste         et          Pharmacien  

 

 

       
                    Chirurgien                                                        Chirurgien-dentiste   Obstétricien                    Chirurgien-dentiste  

 

 

     
                                            Barbier                                                                              Barbier et divers  

 

 

   
                                                                Ventouses  biberons  tire-lait  poupée d'accouchée…  

 

 

 

Sciences

Le domaine est très vaste : notre collection est débutante et témoigne simplement de l'existence d'instruments scientifiques qui ont fait progresser nos connaissances sur la matière ou, tout simplement, permis de doser certaines substances dans des solutions physiologiques ou non, ou encore d'observer l'infiniment petit.

 

     
      Polarimètres         Saccharimètres                                                Goniomètre        Spectromètre         Aréomètre  

 

Au pied de ces appareils, nous avons disposé des tampons d'impression qui ont servi à composer les catalogues Secrétan et Morin.

 

   
                                                                                 Microscopes et loupe  

 

 

 

Instruments de mesure

Nous avons présenté trois types d'instruments permettant de mesurer des volumes, des poids (masses, pour parler XXIè siècle) et des distances ou des niveaux.

Les premiers étaient les parents pauvres de l'exposition : dans un coin, mal éclairé, et un nombre limité d'objets en bois, en fer blanc ou en étain. Peut faire beaucoup mieux !

 

   

 

 

 

 

 

 

Pour la détermination des poids, nous avons présenté plusieurs balances romaines du XVIIIè siècle et la plus ancienne du XVIIè. De la même époque, un trébuchet. Plus récents, des piles à godets, des boîtes de poids en laiton, des pesons à ressort…

 

   

 

Enfin, et ce sera le terme de notre visite, les instruments d'arpenteur-géomètre ont pris une place importante. Comme nos instruments scientifiques, ils sont souvent en laiton et attirent l'attention du visiteur.

 

 

     

 

Les instruments d'arpenteur-géomètre feront très prochainement l'objet d'un article dans les "Outils d'antan", "Les métiers du bâtiment", faisant suite à l'article sur l'histoire de ce métier dans "Métiers d'antan".

 

Conclusion

Lors de notre assemblée générale de janvier 2016, nous avions décidé de réaliser une exposition qui marque les esprits. Sans prétention, nous pensons avoir gagné ce pari auprès de nos concitoyens à en juger par les remarques faites de vive voix ou rédigées sur notre livre d'or. A plusieurs reprises, la création d'un musée a été évoquée ! En ce qui concerne les élus, le bilan est moins évident : ils détiennent le pouvoir et la finance. Quant aux entreprises locales, elles ne  semblent pas être attirées par le mécénat : la crise est là. De grands projets ont été mis en route pour transformer notre ville de Saint-Chamond. Le musée, avec d'autres associations et des collectionneurs privés, devra attendre.

Nous allons, maintenant, investir les locaux mis à notre disposition. Cela va demander du temps, mais va permettre à notre association de prendre un nouveau démarrage. Nous espérons également collecter de nouveaux matériels qui viendront compléter nos collections. Cela a déjà été le cas durant l'exposition : nous avons reçu une trentaine d'objets divers, parfois très intéressants : jeux de société anciens, mais aussi paniers de mineur, niveau à eau de géomètre, étau de bijoutier, calibre, peson, wastringue double, massette de sculpteur sur pierre, flamme de maréchal-ferrant… Un article dans la revue municipale devrait motiver nos concitoyens pour participer à cette entreprise de sauvegarde de notre patrimoine.

Notre statut d'organisme d'intérêt public nous autorisant à délivrer des reçus fiscaux a montré, enfin, son utilité auprès de particuliers.

Ce reportage voulait vous faire découvrir la diversité de nos collections. Si vous êtes intéressés, vous pourrez voir les outils en détails, pour les métiers déjà traités, dans la rubrique "Les Outils d' antan". Et, si vous connaissez des mécènes potentiels, n'hésitez pas à leur transmettre le lien de cet article...

 

 

FIN

 

 

A.R.C.O.M.A.  NOS EXPOSITIONS : SAINT-CHAMOND 2016