PAYS DU GIER

 

 

HISTOIRE DES GARDES-FORESTIERS  

 

 

 

Le métier de garde forestier est une exception dans notre site voué à l'artisanat. En grande majorité, ces personnels sont des agents de l'Etat.

L'histoire des gardes forestiers est en relation étroite avec celle des bûcherons et, donc, des forêts. Nous incitons le lecteur à se reporter à l'histoire des bûcherons pour connaître l'évolution des forêts dans notre pays du Gier, plus particulièrement dans le mont Pilat.

Dans cet article, nous allons nous intéresser aux mesures et textes de lois pris par les autorités depuis les temps les plus anciens, au plan national. Localement, nous évoquerons quelques évènements dont certains furent très préjudiciables à ces gardes.

Avant de commencer, une petite précision s'impose quant à la dénomination "Forez" de notre région. Honoré d'Urfé (1567 – 1625) dénonce la fausse étymologie de Forez, autrefois Forests : "Parce que la plaine humide et limonneuse jetta grande quantité d'arbres, quelques-uns ont dit que le pays s'appelait Foretz, et les peuples Foréziens, au lieu qu'auparavant ils estoient nommez Ségusiens, mais ceux-là sont fort déceus, car le nom de Foretz vient de Forum qui est Feurs…"

 

Dans le Mont Pilat qui domine la vallée du Gier, on rencontre, d'abord, chêne, châtaignier et pin sylvestre, ce dernier utilisé autrefois dans les mines. Plus haut, les hêtres se mêlent aux sapins et épicéas. Aujourd'hui, la nécessité d'une meilleure rentabilité à moyen terme est à l'origine de vastes plantations de douglas.

Au plan national, l'histoire des gardes forestiers est très complexe, sans doute liée à l'importance de ce secteur - auquel se rattachent la chasse et la pêche - pour les finances du royaume et des républiques. En abordant cet article, nous ne pensions pas rencontrer autant de difficultés. Nous allons essayer de faire un résumé de ce que nous avons découvert, essentiellement sur Internet.

Jusqu'à la fin du 1er millénaire, nos ancêtres cherchent à accroître la surface cultivable. L'espace consacré aux bois et forêts diminue donc fortement durant cette période. On peut estimer la superficie boisée à 25 millions d'hectares, contre 40 à l'époque gallo-romaine. Le bois coupé sert aux constructions (charpentes, murs) et au chauffage. Ce défrichage, souvent sauvage, va se poursuivre jusqu'au début du XIIIe siècle, parallèlement à l'accroissement de la population.

Philippe II Auguste va, le premier, s'intéresser à la gestion des "Eaux et Forêts" par le biais d'une ordonnance de 1219 : elle ne concerne que l'exploitation du bois. Elle est complétée en 1230 par Louis IX, avec la volonté d'un réaménagement des forêts. Il faut attendre 1291 pour que Philippe IV le Bel crée, dans une ordonnance, la fonction de Maître des forêts, tout à la fois "enquêteur, inquisiteur et réformateur". Forêts, mais aussi, eaux, chasse vont être au cœur de la préoccupation des rois, comme en atteste, en 1314, le titre de Philippe le Convers : Maître des Eaux et Forêts (magister forestarum domini regis) chargé de connaître "du fait des forêts, fleuves, rivières et garennes". Cette fonction est capitale pour les finances du roi ; elle doit mettre fin à une destruction anarchique et déboucher sur une exploitation plus rationnelle.

En 1318, Philippe V précise les fonctions des officiers des eaux et forêts. En 1346, par l'ordonnance de Brunoy, pour pallier à la déforestation, Philippe VI réorganise l'administration des eaux, des forêts et de la chasse et missionne les forestiers pour que les forêts "se puissent perpétuellement soustenir en bon estat". Charles V, le Sage, poursuit l'œuvre de son grand-père en créant en 1371 le "Souverain maître des Eaux et Forêts par tout le royaume" ; quelques années plus tard, il rédige une première version d'un code forestier. Son fils, Charles VI, accroît les pouvoirs et fonctions de l'administrateur des eaux et forêts : la chasse, la protection du gibier et des espèces sauvages sont désormais gérées par le même personnage. Un siècle plus tard, François 1er refond l'administration forestière et le droit de chasse. Il semble que ce soit à cette époque qu'évolue le marquage qui devient martelage des arbres réalisé jusque-là par l'arpenteur à l'aide de craies rouges ou noires. De 1559 à 1597, édits et ordonnances se succèdent, créant, notamment, de nouveaux offices répartissant les tâches de réforme, d'enquête et de jugement jusque–là sous la seule responsabilité d'un seul Grand Maître. En 1566, il est décidé de réaliser un arpentage général des forêts royales. En 1597, Henri IV fait rédiger un Règlement Général des Eaux et Forêts, concernant en particulier les forêts royales et le rétablissement du "tiers en réserve". L'administration prend en charge toutes les forêts du Royaume qui doivent être giboyeuses et sources de profits.

Dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, Colbert va réformer complètement la gestion des forêts : administration, vente, droit d'utilisation (pour la chasse), droit de chauffage… Le but est double : d'une part, préserver les forêts et en accroître la superficie pour répondre aux besoins de la construction navale, d'autre part renflouer les caisses de l'Etat vidées par les guerres - les recettes sont multipliées par 20. La forêt ou chênaie de Tronçais, la plus connue,  fait partie de ce programme de développement.

Louis XV et Louis XVI continuent la réforme, notamment sur le plan judiciaire. La Révolution modifie en 2 ou 3 ans ce qui avait été bâti en plusieurs siècles, en particulier, séparation des affaires administratives et judiciaires, suppression des maîtrises, liberté des propriétaires à gérer leur domaine… Au début du XIXe siècle, la superficie boisée est au plus bas, de l'ordre de 9 millions d'hectares.

En 1827, le nouveau Code forestier élargit le champ d'action de l'administration forestière aux terrains de montagne et aux torrents. Il limite l'utilisation des forêts pour les paysans, avec interdiction de ramasser le bois mort pour le chauffage, les feuilles mortes pour les animaux dans les étables ou comme engrais, bruyères et genêts comme fourrage. Sont également interdits le pacage pour le bétail, la cueillette des baies, fruits sauvages et champignons. Cette succession d'interdits aboutit à des révoltes paysannes en Ariège (Guerre des demoiselles) et dans la montagne catalane.

Durant les deux siècles suivants, décrets, lois, ordonnances se succèdent, montrant l'importance économique et environnementale des forêts.

En 1951 et 1952, une loi et son décret vont réunir tous les textes concernant le secteur de la forêt. Les gardes forestiers eux-mêmes vont voir leur statut modifié suivant les besoins de l'Etat.

En 1964, l'Office National des Forêts est créé, à vocations commerciale et industrielle. D'autres groupements sont instaurés depuis cette date ; l'ONF lui-même fait l'objet de réforme.  Les efforts de réglementation produisent leurs effets : la superficie boisée atteint 14 millions d'hectares en 1985 et 16,7 en 2016.

En 2001, une nouvelle loi rajeunit, modifie, complète, actualise le Code forestier à nouveau mis à jour en 2012  et en 2016. Une nouvelle donne apparaît dans ce code : une démarche écologique visant à respecter la biodiversité, végétale et animale, et à lutter contre le réchauffement climatique.

Ce très court résumé montre l'intérêt des politiques depuis le Moyen-Âge pour la conservation, la protection et l'accroissement de nos forêts. Les raisons ont évolué : économique, droit d'utilisation, militaire, environnementale, biodiversité et … économique !

 

Dans cette première partie, nous avons parlé de l'administration et des lois qui ont modifié ses activités. De façon plus schématique, nous allons évoquer les hommes et le martelage.

On peut diviser le statut des hommes en trois catégories correspondant ou non à des périodes différentes : les gardes salariés de communes ou de particuliers, et les gardes forestiers, agents de l'Etat, soit civils soit militaires. Ce que l'on peut – essayer – de retenir :

- 1291 : Maîtres des forêts.
- 1318 : Officiers des Eaux et Forêts ?
- 1346 : Maîtres des eaux et forêts ? Première administration forestière.
- 1371 : Souverain Maître des Eaux et Forêts par tout le Royaume.
- fin XIVe : Souverain et Général Maître "ordonnateur, dispositeur et réformateur seul pour le tout des Eaux et Forêts par tout le royaume".
- 1420 : Grand maître des Eaux et Forêts, contrôleurs et gardes forestiers.
- 1555 : Généralisation des Maîtrises particulières (ou grueries royales) dans chaque baillage, dirigées à partir de 1575 par un Maître particulier.
- 1559 : Texte sur les juges de dernier ressort créé auprès de chaque table de marbre (tribunal établi auprès des parlements).
- 1575 : Suppression des Grands maîtres souverains et création de 6 offices de Grands maîtres enquêteurs et Généraux réformateurs.
- 1667 : Suppression des anciens offices des Grands Maîtres et réduction du nombre des Maîtrises particulières à un maître particulier, un lieutenant, un procureur du Roi particulier, un garde-marteau, arpenteur, greffier, gruyer, huissier et autre audiencier, le Garde général et un certain nombre de gardes.
- 1669 : Création de 18 Grandes Maîtrises et 134 Maîtrises.
- 1689 : 16 nouveaux Grands Maîtres.
- 1694 : L'administration royale chargée des forêts attribue aux sergents et gardes la surveillance et police de la forêt et aux officiers de la maîtrise la tenue des audiences forestières.
- 1790 : Suppression des maîtrises.
- fin XVIIIe : l'administration forestière demande de l'aide à l'armée.
- 1791 : Création d'une Conservation Générale des Eaux et forêts, avec 5 commissaires, inspecteurs, arpenteurs et gardes.
- 1800 : Premières maisons forestières où résident les gardes. 
- 1801 : Nouvelle Administration Générale de Forêts avec 5 administrateurs, 30 conservateurs, 300 sous-inspecteurs, 500 gardes principaux et 8000 gardes.
- 1806 : les 5 administrateurs sont remplacés par un Directeur général.
- 1er Empire : ceux qui veulent s'inscrire dans l'administration forestière doivent s'enrôler dans la Garde impériale : régiments de flanqueurs-chasseurs et flanqueurs-grenadiers de la Garde impériale (fils, neveux, frères de gardes…)
- 1817 : Nouvelle réorganisation de l'administration forestière réaffectée au service des Domaines ; 6 conservations.
- 1820 : Retour des Administrateurs, un secrétaire général ; dépend du ministère des finances.
- 1824 : Restauration de l'Administration générale des forêts, avec une direction générale ; naissance de l'Ecole royale forestière de Nancy
- 1831 : Le ministère de la guerre crée les guides forestiers
- 1849 : Le nombre de conservations passe de 32 à 21, puis 3 mois après de 21 à 30.
- Napoléon III restaure l'Administration civile des Eaux et Forêts.
- 1872 : A leur demande, les forestiers sont intégrés à l'armée, en temps de guerre.
- 1875 : Les forestiers intègrent l'armée et deviennent les chasseurs forestiers, avec enseignement spécifique à Nancy. Les diplômés sont sous-lieutenants.
- 1882 : Gardes forestiers organisés en compagnies ou sections de chasseurs forestiers, appartenant à l'armée.
- 1890 : Les élèves de Nancy doivent s'engager 3 ans dans l'infanterie, avec réorganisation des différents grades : 32 conservations, 48 compagnies, 6500 agents, 280 officiers.
- 1898 : Retour de l'appellation Administration des Eaux et Forêts
- 1903 : Rétablissement du titre de Directeur général
- 1914 : Les chasseurs-forestiers font partie des troupes d'élite, en 1ère ligne, servant de guides et de fournisseurs de bois.
- 1922 : Rattachement au Génie comme sapeurs-forestiers (approvisionnement)
- 1939 : Dissolution des chasseurs-forestiers. Retour de l'administration civile.

SANS COMMENTAIRES !

 

L'histoire du martelage est à peine plus simple. Il en existe plusieurs types : d'assiette qui délimite une parcelle dans laquelle va avoir lieu la coupe, en délit pour les arbres à abattre pour des questions de sécurité, en délivrance pour les arbres à abattre et qui seront exploités et en réserve pour les arbres trop jeunes, en attente.

 

- 1376 : Ebauche d'un code forestier : les coupes sont délimitées par l'arpenteur à la craie rouge ou noire.
- 1523 martelage avant l'adjudication , prémices du martelage en délivrance (à l'époque précédé d'un martelage d'assiette) et martelage en réserve.
- fin XVIIe, plusieurs marteaux : le marteau royal (pour le marquage en réserve, avec fleurs de lys), le marteau particulier des agents (empreinte de l'arme du Grand Maître, des premières lettres du nom et du surnom pour les autres agents : pour le marquage des bois en délit)), le marteau des arpenteurs (idem, pour délimiter la coupe) ; le marteau des adjudicataires (empreinte déposée au greffe, marque les bois vendus, détruit après la coupe), le marteau des agents de la marine.
- 1669 : nouvelles règles strictes du martelage.
- Révolution : toutes les empreintes des marteaux sont changées. Le marteau royal devient marteau de l'Etat avec disparition des fleurs de lys remplacées par un faisceau de licteur surmonté d'un bonnet phrygien.
- 1806 : les empreintes des marteaux changent.
- entre 1815 et 1830, changement des empreintes. Pour les marteaux de l'Etat et des particuliers, elles sont soumises à l'approbation du ministère des finances.
- 1831, création du marteau de l'Etat ; création d'une douzaine de nouvelles empreintes correspondant à des fonctions différentes.
- 1898 : suppression progressive des marteaux des adjudicataires.
- 1974/75 : changement d'empreintes, création d'autres pour de nouvelles spécialités.

 

Ouf…! Bien sûr, il faut s'adapter à l'évolution des connaissances, de la loi ; on ne peut pas penser à tout dès l'instauration de la première législation concernant tel ou tel problème.

Aujourd'hui, le martelage existe toujours, mais il est remplacé petit à petit par la …peinture.

 

Et dans notre Pays du Gier, que s'est-il passé ? On peut penser légitimement que la loi a été appliquée : les historiens locaux ne sont pas très bavards à ce sujet. Par contre, ils n'ont pas hésité à rapporter des évènements douloureux qui se sont déroulés au cours de la Révolution. L'anarchie, souvent engendrée par la pauvreté, qui règne à cette époque, est à l'origine du pillage de toutes les forêts dont la superficie va chuter à un niveau jamais atteint. La plupart des évènements se déroulent sur la commune de la Valla ou de Doizieu, dans le Mont Pilat.

 

Dès le 18 octobre 1790, le Conseil Général de Rhône-et-Loire sollicita de l'Assemblée Nationale un décret de mise en vente du "Grand Bois formant ce que l'on appelait la forêt des Chartreux"… Le 14 thermidor an VI, on vit arriver au Mont Pilat, Nicolas Aubrier, agent forestier général, Antoine Le Duc, agent forestier, greffier de la ci-devant maîtrise de Montbrison et le citoyen Henri Lafont, garde général… Du 15 au 20 août, il fut procédé à la vente de 1051 sapins et de 193 chablis [arbres déracinés sous l'action d'agents naturels (vent, foudre…) ou pour des raisons qui lui sont propres (vieillesse, pourriture…].

 

Les forêts de la Valla sont abénévisées en commun, en 1494 et en 1497, par Jacques de Tournon. Elles sont entretenues avec soin par les nouveaux propriétaires, mais dévastées par des "dépravateurs" au moment où elles peuvent, enfin, être exploitées. Il en est ainsi pendant plusieurs siècles. L'arrivée de gardes particuliers, en 1720, permet, à nouveau de voir la forêt  se développer. Mais la Révolution produit les dégâts que l'on connaît. Les gardes travaillent au péril de leur vie. Après le 1er Empire, la commune s'efforce de distribuer à la population des parcelles de ces forêts. En 1822, lors d'un conseil municipal, le maire déclare notamment : "Que dans l'état des choses, ces propriétés loin d'offrir le moindre bénéfice à la commune, elles lui accessitent des charges onéreuses, telles que le traitement des deux gardes forestiers et à qui malgré leur vigilance et les soins de l'autorité locale, l'expérience a démontré qu'il était impossible de prévenir les nombreuses dilapidations qui se commettent journellement". La municipalité réitère sa demande en 1825 avec de nouveaux arguments :"…je crois devoir ajouter que le partage individuel tend par lui-même  à la conservation et à l'amélioration des bois soumis à cette mesure. En effet, en supposant que le partage produise trois cents lots, dès lors ces trois cents nouveaux propriétaires sont là comme trois cents gardes de plus créées par le seul fait de la division et bien autrement intéressés à la garde et à la conservation de l'objet divisé que les gardes entiers… ; les délits forestiers et les excès qui les ont accompagnés et que vous avez signalés, paraissent venir du défaut de surveillance des agents forestiers et de l'administration municipale… Bien au-delà de nous, mais il a laissé un souvenir toujours subsistant, la Croix des Fosses placé en haut du bois de la Travary, a pris son nom de ce qu'à ses pieds ont été égorgés deux malheureux gardes qui y furent enfouis par leurs assassins. Vers le même temps un autre garde assassiné dans un endroit près de Mont Rochain par un charbonnier fut jeté dans son fourneau à faire le charbon de bois. Mais laissant ces évènements comme déjà loin de nous, je vais signaler les meurtres qui ont eu lieu depuis 1800 :

1/ Jean Paccallet, propriétaire au lieu de Rossillol et garde communal, fut assassiné à la sortie du bois de Pila…

2/ Jean Baptiste Pascal, garde forestier de l'administration, fut assassiné…Il était salarié par la commune pour agir de concert avec les gardes communaux.

3/ Jacod, garde forestier de l'administration, fut assassiné, de la commune de Doizieu…

4/ Girard, garde champêtre, fut tué d'un coup de fusil  au lieu du Bost par le nommé Chomienne, condamné depuis aux travaux forcés à perpétuité [à la marque au fer rouge, au carcan : on est en 1813]…

5/ Claude Matrat, brigadier forestier employé par l'administration et salarié par la commune, fut assassiné…

Le partage des bois eut finalement lieu en 1829, en 461 lots.

 

Ces meurtres sont confirmés par E. Mulsant : "Les employés de l'administration exerçaient en vain une surveillance active. Ils ne pouvaient être partout. On profitait principalement de la nuit pour couper et enlever les arbres. Plusieurs gardes avaient déjà payé de leur vie leur attachement à leur devoir".

 

"En l'an XI (1802-1803), les gardes de la forêt communale ayant signalé un certain nombre de dévastateurs rebelles à M. Contencin, garde général de la maîtrise des Eaux et Forêts, résolurent de les faire enlever. A cet effet, il réunit tous les gardes des environs et des gendarmes et fit maintes tentatives infructueuses. On fit même feu sur eux dans des gorges escarpées sur la hauteur aux environs du hameau de La Fara. Feignant d'être rebuté par les dangers, on les laissa tranquilles quelque temps. Mais dans la nuit du 20 au 21 germinal an XI (avril 1803), M Contencin à la tête des gardes et de M. le lieutenant Comte à la tête des brigades de Pélussin, Rive-de-Gier, Saint-Chamond et Saint-Etienne investirent plusieurs hameaux et se saisir du gendre de Tardy dit Chorel, d'Andéol Chapard du Bos, de Claude Chapard de la Fara, etc. Ils furent déposés à la mairie pendant que la troupe se restaurait et de là furent conduits aux prisons de Saint-Etienne, où était déjà Jean Badard du Planil qui y languit plusieurs années faute de payer les amendes. On n'a jamais pu découvrir ce qu'était devenu Claude Chapard, quelques recherches qu'aient pu faire ses parents.

… On emmena pour délit de bois Antoine Rivory et son domestique, les deux frères Giret, Jean-Pierre Poyetton du Crozet, Jean-Pierre Paccallet de la Coignetière et Mathieu Degraix de Fonfoi."

 

Dans ces derniers textes, on retrouve des titres créés au fil des siècles et quelques noms bien de "chez nous", tant parmi les gardes que les justiciables…

 

Nous n'avons pas cherché à rentrer dans le détail. D'autres s'en sont chargés. Nous aurions pu parler, notamment, de l'habillement des gardes forestiers : les costumes étaient souvent de couleur verte (camouflage !?). Pour plus de renseignements, nous vous indiquons quelques sites qui eux-mêmes donnent des liens pour approfondir la question.

 

 

 

Bibliographie

  1 Bernard Plessy, La vie quotidienne en Forez avant 1914, Ed. Hachette 1981

  2 G. Clerjon, La Valla-en-Gier, histoire d'un village, autoédition, décembre 2012

  3 J. Combe, Le Bessat et ses environs, Editions Dumas, St Etienne, 1969

 

 Pour en savoir plus, cliquez sur le lien :

  4 Wikipedia Histoire de l'Administration des Eaux et Forêts en France

  5 La forêt en France métropolitaine | IGN Éducation

  6 Géo : Le code forestier

  7 Les maisons forestières

  8 Le chapitre de Notre-Dame de Paris au XIVe siècle

  9 Forêts sans âge

10 Le code forestier

11 Les droits de coupe

12 Wikipedia : Table de marbre

13 Books.Google Traité des droits d'usage

14 Books.Google Code rural et forestier sous la Révolution.

 

 

 

FIN