ÉCLAIRAGE

 

 

VÉLOCIPÈDES    &    MOTOCYCLETTES

 

 

 

Avant de voir l'évolution de l'éclairage des vélos ou, plus exactement, des vélocipèdes et des motocyclettes, il nous semble nécessaire de retracer sommairement l'histoire des vélocipèdes qui, par motorisation, deviendront motocyclettes dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

- 1482 : Léonard de Vinci imagine un véhicule à deux roues et mouvement entrainé par une chaîne. A la fin du XVIe siècle, tous les écrits et dessins de Léonard font l'objet d'une mesure conservatoire. Ils sont réunis en deux volumes, dont le Codex Atlanticus. Dans les années 1960, ces documents nécessitent une restauration. Le dessin est découvert à cette occasion ou… après. La question se pose : a-t-il été rajouté par les restaurateurs ou pré-existe-t-il. La question semble toujours d'actualité !

- 1790 : le comte Mede de Sivrac aurait inventé un véhicule à deux roues consistant en une poutre, servant de siège, et reliant deux roues, sans direction : le célérifère. Là encore, les spécialistes s'interrogent car cet engin n'a, semble-t-il, jamais été utilisé.

- 1817 : le baron Karl Von Drais de Sauerbrönn invente et fabrique le premier véhicule à deux roues : la draisienne. Comme le célérifère, il est constitué d'une poutre horizontale reliant deux roues, avec une direction à pivot. Il permet de marcher ou de courir assis. Il s'avère plus rapide que la malle – poste. L'inventeur le désigne sous le nom de vélocipède, du latin velocitas, vitesse et du suffixe –pede, de pes, pied.

- Cet "engin à courir" (c'est la signification du mot allemand "Laufmashine") va être modifié successivement par l'anglais Lewis Gompertz  en 1821, puis vers 1839, par Kirckpatrick Mac Millan, forgeron écossais et, enfin, par Dalzell en 1847 qui adaptent un mécanisme de bielles animé suivant un mouvement de va-et-vient transmis à la roue arrière.

- 1861 : Pierre et Ernest Michaux - père et fils -, inventent la pédivelle, ancêtre de la pédale, fixée sur le moyeu de la roue avant. Pour réduire la rapidité du "pédivellage", ils augmentent le diamètre de la roue avant. Cette "Michauline" (on trouve également le terme "Michaudine") constitue la première fabrication quasi-industrielle d'un véhicule à deux roues. Elle évolue rapidement : si le cadre est encore en bois, la selle est sur une lame d'acier souple, améliorant le confort ; une ébauche de frein rassure. De nouveaux modèles sont créés : le tricycle, plus stable pour les dames et le sociable, pour pédiveller à deux, en parallèle.

- au cours des années 1860, les inventions se multiplient, sans être forcément utilisées immédiatement : en 1865, premiers essais de transmission par chaîne, améliorée en 1868 ; en 1866, invention par Siemens du principe de la dynamo ; en 1869, présentation du premier dérailleur ; la même année, premières utilisations du roulement à billes…

- 1870 : James Starley invente le Grand-Bi, proche de la Michaudine : la différence essentielle réside dans la mise place d'une roue avant de grand diamètre (1,50 m) qui permet de rouler beaucoup plus vite, mais aussi de voir de très prêt le bitume ! D'abord en bois, le Grand-Bi va profiter de nouvelles technologies : rayons métalliques tangentiels et non radiaux, sous tension ; changement de vitesse à l'intérieur du moyeu avant ; roulement à billes sur direction et pédalier ; roues en bois cerclées de fer remplacées par des roues métalliques à bandage en caoutchouc plein ; freinage par appui sur le bandage.

- 1874 : J.H. Lawson invente le pédalier avec transmission par chaîne à la roue arrière. Il reste dans les placards.

- 1875 : J. Truffault utilise des fourreaux de sabre (donc des tubes creux) pour fabriquer jantes et fourche au lieu du fer forgé (ou même de la fonte).

- 1877 : J. Starley utilise des tubes creux, inventés par C. Ader, pour le cadre. Un nouveau pédalier à engrenage démultiplie les coups de pédale.

- 1880 :  J.H. Lawson déplace le pédalier de la roue avant à l'espace situé entre les deux roues, sous la selle. Le mouvement est transmis du plateau au pignon de la roue arrière par une chaîne : il n'est plus nécessaire d'avoir une roue avant de grand diamètre pour aller vite. La même année, le suisse Hans Renold invente la chaîne à rouleaux qui équipe encore nos vélos, aujourd'hui.

- 1884 : le Grand-Bi est muni d'une transmission par chaîne sur le moyeu de la roue avant.

- 1885 : John Kemp Starley reprend le vélocipède de Lawson. Les deux roues ont sensiblement le même diamètre. La selle est sur la partie arrière, ce qui évite, a priori, les chutes vers l'avant, d'où le nom de Rover Safety Bicycle ou bicyclette de sûreté. Par la forme générale, c'est le véritable ancêtre de notre bicyclette.

- 1888 : John Boyd Dunlop, vétérinaire écossais, fait breveter son système de chambre à air. Celle-ci est, d'abord, collée sur la jante, puis incluse dans une enveloppe, le pneu.

- 1891 : les frères Edouard et André Michelin conçoivent le pneu démontable avec chambre à air. Cela entraîne le changement du système de freinage avec l'invention du patin qui vient s'appuyer sur le bord de la jante.

- 1898 : l'allemand M. Sachs invente la roue libre.

- 1908 : Paul de Vivie (ré)invente le dérailleur.

Cet historique simplifié est sujet à caution. De nombreuses questions restent en suspens, en particulier quant aux inventeurs réels. A titre d'exemple, les Michaud étaient-ils les inventeurs de la pédale ? Certains attribuent cette innovation à l'un de leurs ouvriers, Pierre Lallement, qui s'expatria aux Etats-Unis où, encore de nos jours, il est reconnu comme le véritable inventeur et célébré à ce titre.

Nous nous contentons de dire, sans porter de jugement : ainsi est né le "vélo" tel que nous le connaissons aujourd'hui. Bien sûr, de nouveaux progrès techniques n'ont cessé d'améliorer sa fiabilité, sa vitesse, sa sécurité, sa légèreté…

L'utilisation même du vélo a évolué dans le temps. L'homme a toujours cherché à se déplacer plus rapidement. Ce fut le cas avec la draisienne à laquelle était attachée une certaine forme de snobisme. Le Grand Bi permettait d'aller plus vite, avec sa grande roue avant, mais les chutes durent être nombreuses. C'est le modèle des Michaux qui est à l'origine d'un développement commercial et industriel considérable. Avec lui et ses "descendants", il a ouvert des horizons nouveaux : moyen de transport pour se rendre à son travail, courses (Paris – Rouen, en 1869), performances humaines, mais aussi découvertes de paysages, randonnées tout-terrain, promenades entre amis.

Son rôle social n'a pas échappé à nos élus et aux sociologues du début du XXe siècle. La loi du 13 juillet 1906 a instauré le repos hebdomadaire de 24 h au bout de 6 jours de travail. Ce jour a permis aux ouvriers de se refaire une santé, tant psychologique que physique. En général, du moins. Les habitudes du XIXe siècle étaient encore bien présentes. Ce jour de repos était, pour certains, source de dépense dans les cabarets ou cafés. La paye du mois n'y résistait pas toujours. Aussi, vers 1900, "les associations de vélocipèdes fleurissent en même temps sous des "bannières" différentes catholiques, patronales, laïques, voire socialistes. Les premiers vélodromes et stades voient le jour à la périphérie des villes – il s'agit de nouveaux espaces de loisirs contrôlés à l'instar des jardins publics et des jardins ouvriers".

Nous avons évoqué le rôle industriel et donc économique du vélo. L'Etat, comme d'habitude, ne s'est pas oublié. La loi du 28 avril 1893 instaure une taxe de 10 Frs en année pleine auxquels s'ajoutent des taxes annexes (perception, timbre…) Cette plaque indique l'année en cours. Tout vélo doit donc être déclaré à la mairie de la commune qui perçoit le quart de cette taxe qui ne sera supprimée qu'en 1958.

Enfin, devant l'augmentation considérable du nombre d'utilisateurs et des accidents qui s'en suivent, le gouvernement propose, en 1896, une réglementation sur la base d'arrêtés types, départementaux. Ils préconisent notamment : l'interdiction de circuler sur certaines voies (précisées en annexe du texte), la nécessité d'un appareil avertisseur dont le son puisse être entendu à 50 mètres, le port d'une lanterne pour rouler la nuit, l'obligation d'une plaque d'identification du propriétaire, une allure modérée en ville, l'interdiction de rouler en groupe et de couper les cortèges et troupes en marche, l'obligation de rouler à droite et doubler à gauche, l'interdiction de rouler sur les espaces réservés aux piétons…

Pour terminer cette introduction, il convient de citer quelques inventeurs ou fabricants de notre Pays du Gier et de sa banlieue, Saint-Etienne !

- dans la première moitié du XIXe siècle. J. Gauthier, serrurier à St Etienne, fabrique des vélocipèdes qui étaient jusqu'alors du domaine des charrons. Ses fils Claude et Pierre, seront fabricants exclusifs de bicyclettes.

- Joanny Panel conçoit avec Claudius Bouillet un nouveau dérailleur, le "Chemineau".

- la Société "L'Hirondelle", fabricant de vélocipèdes réputés dès 1887, qui devint la Manufacture Française d'Armes et de Cycles de Saint Etienne

 

Après cette trop longue diversion, revenons à notre sujet : l'éclairage des vélocipèdes. Sans doute, ce moyen de locomotion était surtout utilisé de jour et, donc l'éclairage n'était pas une nécessité absolue. Les industriels se sont penchés, tout de même, sur la question, à partir de 1865 en reprenant des moyens utilisés pour les véhicules hippomobiles : lanternes à bougie (stéarine), puis à huile (végétale ou minérale), à pétrole (lampant). Les lampes à acétylène (fin XIXe) et électriques (début XXe) suivront. Les modèles luxueux sont rares : les premiers sont le plus souvent en tôle, peinte ou chromée, les verres sont plats, bombés, rarement biseautés. Au niveau légal, il faut attendre 1874 pour que le Préfet de Paris oblige les vélocipédistes à se munir d'un éclairage. Mais quelles sont les obligations en Province ? On l'a vu plus haut, le gouvernement a préconisé, entre autres, l'éclairage la nuit, à partir de 1896.  

 

Parmi les premières lanternes, ce lampion VOLTA pliant, en papier huilé, est muni d'un ressort reliant deux disques métalliques. Il était simplement accroché sur la tête (le guidon) du vélo. La bougie est maintenue dans un petit cylindre métallique fixé sur le disque inférieur. Il servait à avertir les piétons plutôt qu'à voir la route.

 

   

 







 


 
 

                                    Lampion (en l'état, après 140 ans !)
                                    Pyrénées-Orientales   LAMPION VOLTA
                                    h fermé 2   ouvert 16   Ø 9,5

 

 

Ce lampion fut remplacé rapidement par des modèles fermés, inspirés des modèles utilisés pour les véhicules hippomobiles (voir notre dossier sur ce sujet dans la rubrique "Eclairage"). Ils sont munis d'une suspension à ressort (1), sensée stabiliser la lumière diffusée. Un réflecteur intérieur renvoie la lumière vers l'avant. Pour les côtés et l'arrière, des œilletons incolores, verts ou rouges (2) diffusent une lumière très discrète. Dans le manche (3), parfois rétractable, un autre ressort (4) maintient la bougie à un niveau théoriquement constant.

 

   

 

 

 

Lanternes à bougie n° 1

   

 

     

Deux lanternes à phare rectangulaire, à bougie, de même fabrication, en tôle peinte, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore champignon à godrons ; porte fermée par clip encastré.
Verre plat, incolore, rectangulaire ; deux œilletons rouges : à gauche, et à l'arrière, décentré ; réflecteur rond à découpe suivant œilleton.
Dimensions : h 26 ; poignée 9,5 ; verre 7,5 x 6 ; œilletons : Ø 2

 

 

Lanterne à bougie n° 2

   


Lanterne à phare rectangulaire, à  bougie (d'époque), en tôle peinte, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore champignon à godrons ; porte fermée par clip encastré.

Verre plat, incolore, rectangulaire ; deux œilletons rouges, à gauche et à droite ; réflecteur rond.
Dimensions : h 25 ; poignée 10,5 ; verre 7,5 x 6 ; œilletons : Ø 2

 

 

Lanternes à bougie n° 3

 

     

 

     

Deux lanternes à phare rond, à bougie, très proches, en tôle peinte, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore champignon à godrons ; porte fermée par patte flexible en laiton. Celle de gauche porte la marque LUXOR.
Verre plat, incolore, rond, biseauté ; trois œilletons rouges : à droite, à gauche, et à l'arrière, décentré ; réflecteur rond à découpe suivant œilleton.
Dimensions : h 24 ; poignée 9,5 ; verre Ø 7,3 ; œilletons : Ø 2,4

 

 

Lanterne à bougie n° 4

 

   

 

     

Lanterne à phare rond, à  bougie, en tôle peinte et laiton, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore champignon ; porte fermée par patte flexible.
Verre plat, incolore, rond ; deux œilletons à cabochons à facettes, rouges, à gauche et à droite ; réflecteur intérieur rond (peint en noir !?), réflecteur extérieur en laiton nickelé.
Dimensions : h 20 ; poignée 7,5 ; verre Ø 7 ; œilletons : Ø 2

 

Lanterne à bougie n° 5

 

   

 

     

 

 

 

Lanterne à phare rond, à  bougie, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore type tunnel ; porte fermée par patte flexible. Marque : SUPRA LUXOR.
Verre plat, incolore, rond, biseauté ; pas d'œilletons ; réflecteur intérieur rond couvert de noir de fumée.
Dimensions : h 22 ; poignée 9,5 ; verre Ø 7.

 

 

Lanterne à bougie n° 6

 

   

 

   






 

Lanterne à phare ovale à bougie, en tôle et laiton nickelé, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore champignon à godrons ; porte fermée par patte flexible en laiton. Marque  LUXOR
Verre plat, incolore, ovale ; trois œilletons rouges : à droite, à gauche, et à l'arrière, décentré ; réflecteur ovale à découpe suivant œilleton.
Dimensions : h 25 ; poignée 9,5 ; verre 8,5 x 6 ; œilletons : latéraux Ø 2,3  arrière Ø 2

 

Lanterne à bougie n° 7

 

     

 

     

 

     

 

Lanterne à phare rond, à  bougie, en tôle nickelé, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore forme dôme ; porte fermée par patte flexible en laiton ; poignée rétractile.
Phare proéminent ; verre loupe, incolore, rond ; deux œilletons ovales à cabochons à 4 facettes, rouge à gauche et vert à droite ; réflecteur intérieur rond sur glissière (facile à nettoyer), réflecteur extérieur.
Dimensions : h 22/14 ; poignée 7,5 ; verre Ø 5,5 ; œilletons : 3 x 2

Sur le chapiteau, on peut deviner :

                                      ?????????????????????????
                                                  AEROLITE
                                      ?????????????????????????

 

 

Lanterne à bougie n° 8

 

     

 

       

Lanterne à phare rond, à  bougie, en laiton nickelé, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; porte fermée par patte flexible.
Verre bombé, incolore, rond ; deux œilletons à cabochons à facettes, rouges, à gauche et à droite ; réflecteur intérieur rond, grand réflecteur extérieur en laiton nickelé.
Dimensions : h 21 ; poignée ajourée 7,5 ; verre Ø 8 ; œilletons : Ø 1,5

 

Sur le chapiteau et sous le système de suspension, on peut lire :

                                           .  HERM. RIEMANN'S  .
                                                
(feuilles de chêne)
                                                     D.G.M. SCH.
                                            GERMANIA-LATERNE
             

 

Lanterne à bougie n° 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 





 

 

     

Lanterne à phare cylindrique, à  bougie, en tôle laiton nickelé, avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; porte fermée par patte flexible ; poignée rétractile.
Verre cylindrique, incolore ; pas d'œilletons ; réflecteur intérieur section de cylindre,.
Dimensions : h 25/17 ; poignée 9,5 ; verre 10 x 5,5.

Sur le chapiteau, on peut lire :

                                                                                   HERM. RIEMANN
                                                                                          
(demi-soleil)
                                                                                     GERMANIA
                                                                                           (demi-soleil)
                                                                            
CHEMNITZ – GABLENZ

 

Sous le système de suspension, on retrouve ce texte ainsi que des feuilles de chêne.

 

Pour terminer cette première partie sur les lanternes à bougie, voici, comme dans de nombreux articles, l'inévitable objet mystère :

 

Lanterne à bougie n° 10

    

         

 

     

Lanterne ronde à  bougie, en tôle peinte, à gaine plate de fixation ; fumivore champignon ; porte fermée par patte flexible.
Verre plat, rouge, rond ; pas d'œilletons ; réflecteur intérieur rond (noir de fumée) percé d'un trou pour œilleton.
Dimensions : h 22 ; poignée 8,5 ; verre Ø 8.

Dans la rubrique "Les lanternes pour bicyclettes, tricycles, motocyclettes", B. Mahot présente une lanterne du même type, plus luxueuse et la définit comme "Feu arrière pour charrette ou camion". Entre les deux types de véhicules, nous choisissons - sans certitude, mais tout est possible - un intermédiaire, le triporteur !

 

 

L'utilisation de la bougie (stéarine) était simple. Par contre, la lumière diffusée était faible, la flamme avait une fâcheuse tendance à s'éteindre bien qu'elle soit enfermée dans une cage de verre, enfin, le noir de fumée qui résultait de la combustion encrassait le réflecteur intérieur, provoquant une diminution de la lumière émis. On en vint donc à des lanternes à huile, puis à pétrole.

 

Lanterne à huile n° 11

 

     

 

     

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir sur glissière.  Marque : VICTORIA
Verre plat, incolore, rond ; deux vitres latérales : une incolore, l'autre absente ; petit réflecteur extérieur. Fenêtre latérale pour l'allumage, molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 11,5 ; verre Ø 5,3 ; vitres latérales : 3,5 x 2,5

 

 

Lanterne à huile n° 12

 

     

 

   





 

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec fixation à glissière; fumivore tunnel ; réservoir sur glissière.  Marque : LA COURSIERE   "LUXOR"
Verre plat, rouge, rond ; pas de vitres latérales, mais une porte pour l'allumage ; grand réflecteur extérieur en laiton nickelé. Fenêtre latérale pleine pour l'allumage, molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 11,5 ; verre Ø 4,7.

B. Mahot présente un modèle portant le même nom, mais muni d'un verre rond incolore, bombé, et d'une petite fenêtre latérale rouge. Notre modèle servait de feu arrière.

 

 

Lanterne à huile n° 13

     

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir sur glissière.  Marque :    BIRMA
Verre plat, incolore, rond ; pas de vitres latérales, mais une porte pour l'allumage ; grand réflecteur extérieur en laiton nickelé. Fenêtre latérale pleine pour l'allumage, molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 12 ; verre Ø 4,5.

   
 

                                         BRITISH MADE
                                                        BIRMA
                                                                   THE BIRMA LAMP. C°

 

           

 

Lanterne à huile n° 14

 

   




 

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir inséré dans la base du boîtier dont il épouse la forme. Phare proéminent fixé sur la porte avant. Marque :    KATYVerre plat, incolore, rond ; pas de vitres latérales, mais une porte pour l'allumage ; grand réflecteur extérieur en tôle peinte. Molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 11,5 ; verre Ø 5,5.

   
 

                                                                  "KATY"
                                            
CYCLE                   LAMP

 

 

 

Lanterne à huile n° 15

 

   


 

 

   



 

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec patte de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir inséré dans la base du boîtier, muni d'un ressort à l'arrière, ce qui permet son expulsion lorsque la porte avant est ouverte. Phare proéminent fixé sur la porte avant. Marque :    ETOILE
Verre plat, incolore, rond ; pas de vitres latérales, mais une porte pour l'allumage ; grand réflecteur extérieur en tôle peinte. Molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 12,5 ; verre Ø 5,5.

   
                                                                      ETOILE
                                                          T.D. PARIS
 

 

 

Lanterne à huile n° 16

 

   

Lanterne à phare rond, à  huile, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir et brûleur manquent. Phare proéminent fixé sur la porte avant. Marque :    E.V.M
Verre plat, incolore, rond ; pas de vitres latérales, mais une porte pour l'allumage ; grand réflecteur extérieur en tôle peinte.

Dimensions : h 12 ; verre Ø 5,5.

   
  E.V.M  

 

 

Lanterne à pétrole n° 17

 

     

 

     

 

 

 

 

 
 

                Réservoir avec ressort                                                  J.HARRISON
                                             
                                    Grattoir sur réservoir pour allumettes soufrées
                                                                                                     BIRMINGHAM

 

Lanterne à phare rond, à pétrole, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir inséré dans la base du boîtier, muni d'un grattoir à l'avant et d'un ressort à l'arrière, ce qui permet son expulsion lorsque la porte avant est ouverte. Phare proéminent à visière fixé sur la porte avant. Marque :    THE PILOT
Verre plat, incolore, rond, épais et biseauté ; deux vitres latérales rouges, porte avant pour l'allumage. Molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 14 ; verre Ø 7 ; vitres latérales 3,6 x 2,5.

 

Lanterne à pétrole n° 18

 

     

 

   

Lanterne à phare rond, à pétrole, en tôle peinte avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir inséré dans la base du boîtier, muni d'un ressort à l'arrière, ce qui permet son expulsion lorsque la porte avant est ouverte. Phare proéminent à visière fixé sur la porte avant.
Verre plat, incolore, rond, épais et biseauté ; vitre latérale droite rouge, vitre latérale gauche verte, porte avant pour l'allumage. Molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 16,5 ; verre Ø 8 ; vitres latérales 3,7 x 2,7.

Les lanternes 17 et 18 sont très proches par les éléments qui les composent. Les seules différences concernent les dimensions, la couleur de la vitre latérale gauche et, surtout, l'absence du nom du fabricant sur la 18.

 

 

Lanterne à huile n° 19

Et pour finir sur ces lampes à huile et à pétrole, une lanterne d'origine allemande, à usage multiple : vélocipède ou éclairage personnel du promeneur ?

 

     

 

     

Lanterne à phare rectangulaire, à huile, en tôle peinte avec patte de fixation ; fumivore tunnel ; réservoir sur glissière inséré dans la base du boîtier.
Verre plat, incolore, rectangulaire inséré dans la porte à guillotine ; 2 vitres latérales incolores, porte avant pour l'allumage. Molette extérieure pour réglage de la flamme.
Dimensions : h 13,5 (avec la anse 17,5) ; verre 7,8 x 4,7 ; vitres latérales 6,2 x 2,3.

 

Deux annotations : sur la porte   :    D.R.G.M. 126157 
                             : sur le tunnel :     ? R ? M    109107 - 0923   

 

Comme nous vous l'avons annoncé, nous allons terminer ce chapitre avec les lanternes à acétylène et les phares électriques. Si les lanternes à huile et à pétrole constituaient un net progrès par rapport aux lanternes à bougie, elles ne répondaient plus aux progrès du vélocipède qui pouvait rouler de plus en plus vite. Par ailleurs, leur autonomie était insuffisante. Comme pour les automobiles, les constructeurs se sont donc tournés vers l'acétylène. Malgré le risque d'explosion, ce gaz avait un pouvoir éclairant inégalé jusqu'à ce jour. Les modèles sont très nombreux. Anglais, américains, allemands, mais aussi français se sont distingués dans la conception de nouveaux modèles. Certains fabricants n'ont pas hésité à faire de l'espionnage industriel avant l'heure. Les ressemblances de certains modèles sont troublantes.

Pour mémoire, l'acétylène résulte de l'action de l'eau sur le carbure de calcium. Une lanterne comprend donc deux récipients : celui du bas contient le carbure, celui du haut contient l'eau. Le débit de l'eau peut être réglé par une molette ; plus il est important, plus le gaz se forme donnant une intensité lumineuse plus importante. Le plus souvent, la lanterne est composée de ces deux récipients. Dans certains cas, en particulier pour les phares de plus grand taille (motocyclettes, tricycles, automobiles, camions…), le générateur est indépendant et peut alimenter plusieurs phares, simultanément.

 

 

Lanterne à acétylène n° 20

 

     

 

 





   

 

     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, de forme "Torpédo" ou Obus", en laiton nickelé avec système articulé de suspension (à piston !) et de fixation ; fumivore tunnel ; bec simple ; molette ronde de débit d'eau. Marque : LUXOR
Verre plat, incolore, rond, très épais ; deux œilletons latéraux à facettes : orange à gauche, vert à droite ; clin d'œil hitchcockien (pour les cinéphiles) dans le réflecteur interne (pour une fois !).
Dimensions : h 18 prof. 13,5 ; verre Ø 5,7 ; œilletons Ø 2, base Ø 6,5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 21

 

     

 

 






   

 

     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, de forme "Torpédo" ou Obus", en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; bec simple ; molette papillon de débit d'eau, avec graduation de 1 à 10. Marque : häckel
Verre bombé, loupe, incolore, rond ; deux œilletons latéraux à facettes : rouge à gauche, vert à droite.
Dimensions : h 18 prof. 14 ; verre Ø 6,2 ; œilletons Ø 1,5, base Ø 6,5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 22

 

     

 

 



   

 

     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; bec simple, mais possibilité d'alimenter un autre feu grâce à une buse située sous le bec, à l'extérieur ; molette ronde de débit d'eau, avec graduation de 1 à 8. Marque sur le fumivore et sous le réservoir de carbure (avec feuilles de chêne) : voir ci-dessous.
Verre incolore, rond ; deux œilletons latéraux à facettes : manque à gauche, vert à droite.
Dimensions : h 18 prof. 13 ; verre Ø 8,5 ; œilletons Ø 1,5, base Ø 5.

 

     HERM.RIEMANN
         PHÄNOMEN
CHEMNITZ-GABLENZ

 

 

 

Lanterne à acétylène n° 23

 

   








 

 

       
   

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore circulaire ; bec double ; molette papillon de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Marque LUCAS sur le fumivore et sur les réservoirs : voir ci-dessous.
Verre incolore, rond, bombé ; pas d'œilletons.
Dimensions : h 14 prof. 12 ; verre Ø 7,2 ; base Ø 5.

 

   JOS.LUCAS LTD                        (Lion crachant du feu)      
      (demisoleil)                                          LUCAS
         ACETA
          N°316
  BIRMINGHAM                                               DO NOT FILL ABOVE THIS GROOVE

 

 

 

Lanterne à acétylène n° 24

 

     

 

     

 

 





     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel (?) ; bec simple ; molette ronde de débit d'eau, sans graduation. Marque sur le fumivore, sur le réservoir de carbure et la suspension : "LUXOR".
Verre incolore, rond, bombé ; deux œilletons latéraux à facettes : rouge à gauche, vert à droite.

Dimensions : h 15 prof. 13 ; verre Ø 7 ; œilletons Ø 2, base Ø 6,5.

A noter la forme particulière du fumivore

 

 

Lanterne à acétylène n°25

 

   

 

 







 






   

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; bec simple ; molette papillon de débit d'eau, à encoches et graduation de 1 à 12. Marque sur le fumivore : VITA.
Verre incolore, rond, bombé ; pas d'œilletons.
Dimensions : h 17 prof. 12 ; verre Ø 8 ; base Ø 5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 26

 

   

 

 



     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore circulaire ; bec simple ; molette papillon étoilée de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Marque sur le fumivore :  VITA.
Verre incolore, rond, bombé ; deux œilletons latéraux à facettes : rouge à gauche, vert à droite.

Dimensions : h 17 prof. 11,5 ; verre Ø 8 ; œilletons Ø 1,5, base Ø 5,5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 27

 

     

 

 






 


   

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel ; bec simple ; molette ronde de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Marque sur le fumivore :  CI.C.C.A
Verre incolore, rond, bombé ; une fenêtre latérale rouge rapportée sur le réflecteur, à gauche.

Dimensions : h 17 prof. 10,5 ; verre Ø 7,4 ; fenêtre latérale 2 x 1,8, base Ø 5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 28

 

   

 

 





     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel (?) ; bec simple ; molette papillon de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Marque sur le fumivore : "LUXOR".
Verre incolore, rond, bombé ; pas d'œilletons.
Dimensions : h 17 prof. 12,5 ; verre Ø 7,4 ; base Ø 5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 29

 

   

 

 

 









     

Lanterne à phare rond, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; fumivore tunnel (?) ; bec simple ; molette ronde de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Marque sur le fumivore :  "LUXOR".
Verre incolore, rond, bombé ; deux œilletons latéraux à facettes : rouge à gauche, vert à droite.

Dimensions : h 16 prof. 13 ; verre Ø 7 ; œilletons Ø 2, base Ø 5,5.

 

 

Lanterne à acétylène n° 30

  

   

 

     

Lanterne cylindrique à grand réflecteur, sans verre, à  acétylène, en laiton nickelé avec système articulé de suspension et de fixation ; pas de fumivore ; bec simple horizontal ; molette ronde de débit d'eau, à encoches, sans graduation. Pas de marque.
Ni verre, ni œilletons latéraux.
Dimensions : h 18 prof. 10,5 ; réflecteur Ø 16, base Ø 5.

 

Tous les modèles présentés jusqu'à maintenant équipaient des vélocipèdes. On peut se poser des questions quant à la destination du précédent, n° 30. Voici, maintenant, 3 autres modèles qui devaient équiper des motocyclettes. Nous avons utilisé comme support un verre qui permet de voir la buse - et le robinet - qui était reliée par un tuyau souple à un générateur externe.

 

 

Phare à acétylène n° 31

 

     

 

 









   

 

     

Phare à visière, à acétylène, en laiton et laiton nickelé, muni d'une buse, avec robinet, dans sa partie inférieure, en relation par un tuyau souple à un générateur d'acétylène ; bec simple. Gaine de fixation à l'arrière. Verre rond, incolore, bombé, épais, à stries horizontales en fort relief. Marque : RENAUD (voir ci-dessous).    
Dimensions : h 12,5 prof. 12 ; vitre Ø 8.

 

                                          PHARES ET PROJECTEURS
                                                        - - - -
                                                     MOTOS
                                                        - - - -
                                           E. RENAUD - PARIS

 

 

 

                            

Phare à acétylène n° 32

 

     

 

 








 





   

Phare rond, à acétylène, en laiton nickelé, muni d'une buse, avec robinet, dans sa partie inférieure, en relation par un tuyau souple à un générateur d'acétylène ; fumivore tunnel ; bec simple. Fixation à l'arrière par un écrou. Verre rond, incolore, bombé. Deux œilletons incolores, bombés. Marque : "LUXOR"
Dimensions : h 9 prof. 8,5 ; vitre Ø 4,5.

 

 

Phare à acétylène n° 33

 

     

 

   





 

Phare rond, à acétylène, en laiton et tôle peinte, muni d'une buse, avec robinet, dans sa partie inférieure, en relation, par un tuyau souple, à un générateur d'acétylène ; fumivore tunnel ; bec simple. Gaine de fixation à l'arrière. Verre rond, incolore, plat. Pas d'œilletons. Marque : PHILIP (voir ci-dessous).
Dimensions : h 14  prof. 8 ; vitre Ø 8.

 

                                      EMILE PHILIP & FILS
                                               PARIS
                                6 R P
IERRE GIRARD 19 E

 

 

 

 

Les premiers phares électriques apparaissent dans les années 1920 : la première pile est née en 1800 (Volta) et le principe de la dynamo est décrit en 1866 (Siemens).

 

 

Phare à pile électrique n° 34

 

   







 

 

       

 

 



   

Phare rond, à pile électrique, en tôle forte peinte. Anneau de fixation à l'arrière. Verre rond, incolore, plat, épais, à stries horizontales en relief.
Dimensions : h 11  prof. 7,5 ; vitre Ø 8
Marque :

 

                                              SCHMITT'S
                                               S M
                                         ORIGINAL

 

 

 

 

Phare à pile électrique n° 35

 

     

 

     

Phare rond, à pile électrique, en tôle peinte. Gaine de fixation à l'arrière. Verre rond, incolore, plat. Batterie Zénith
Dimensions : h 10  prof. 8 ; vitre Ø 6,5

 

Phare électrique n° 36

 

   
   

 

       

Phare "Obus", électrique, en aluminium et laiton. Anneau de fixation dessous. Verre rond, incolore, bombé, à stries concentriques. Manque l'interrupteur en bakélite sur la partie supérieure.
Dimensions : h 10  prof. 8 ; vitre Ø 6,5
Marque : RADIOS

 

                                                       RADIOS
                                           Breveté S.G.D.G.
                                                    N° 19

 

 

 


C'est avec ce phare électrique de la fin des années 40 que nous refermons ce dossier. A défaut de présenter des pièces remarquables, il nous a permis de voir l'évolution de l'éclairage du vélocipède et, plus modestement, de la motocyclette. Comme nous l'avons déjà signalé, il est étonnant de constater la similitude des formes des lanternes pour chaque type de source de lumière : bougie, huile, pétrole, acétylène. Manque d'imagination ou simplement conception logique en relation avec le mode de fonctionnement ?

 

 

 

FIN

 

 

A.R.C.O.M.A.  NOS LANTERNES ANCIENNES DE VELOCIPEDES ET DE MOTOCYCLETTES