HISTOIRE DE L'HABILLEMENT

 

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Du Néolithique à Rome

 

 

 

Il est des articles que nous débutons avec quelques idées assez précises. Mais la découverte de notre documentation entassée depuis des années, les propositions de nombreux sites sur internet nous font découvrir que nous touchons à un domaine extrêmement complexe. Ce fut le cas pour les professions de santé, pour l'enseignement, les métiers du textile… C'est le cas pour l'histoire de l'habillement.

D'après F.Boucher, les études réalisées jusqu'à présent (1983 !) sur cette Histoire semblent très incomplètes, basées soit sur des textes anciens, soit sur des découvertes archéologiques, sans rapprocher les uns des autres ou encore réalisées par des historiens non spécialistes du costume (c'est notre cas et nous n'avons pas la prétention d'être historiens !). Il faut dire, également, que le sujet n'a pas passionné les historiens : le premier Congrès International du Costume s'est tenu à Venise en 1952.

Comme en de nombreux autres domaines, une étude chronologique est approximative de la protohistoire au Moyen-Âge : costume surtout long, enroulé, drapé ou ajusté et cousu, à éléments superposés, peu changeant dans le temps et l'espace géographique. Il n'en va pas de même à partir de la Renaissance comme nous le verrons plus tard.

Le vocabulaire changeant d'une époque à l'autre, les erreurs ne facilitent pas cette étude. La fragilité des tissus, déjà évoquée par ailleurs, complique également les recherches. Les vêtements d'époque, antérieurs à la fin du XVIIe siècle, sont rares. Il faut donc s'appuyer sur des peintures, des sculptures, des tapisseries… tout en se méfiant des interprétations de l'artiste.

Lorsque l'on ouvre le Grand dictionnaire Encyclopédique Larousse en 15 volumes, on trouve pour "Habillement" les définitions suivantes : 1. Action d'habiller, de fournir des vêtements. 2. Façon, manière de s'habiller ; ensemble des vêtements dont on est vêtu ; tenue, accoutrement. 3. Ensemble des professions du vêtement. La partie "Encyclopédie" ne concerne que les industries de l'habillement qui "fabriquent des vêtements en série à partir des tissus chaîne et trame ou des tissus mailles…".

Les deux ouvrages sur lesquels repose notre étude utilisent un autre terme : le costume, en l'occurrence "L'Histoire du Costume", de François Boucher et "Le Costume Français", de G. G. Toulouse. Ce mot costume nous vient de  l'italien "costume", coutume. Là encore, plusieurs définitions : 1. Vêtement propre à tel pays, à telle époque, à telle condition (XVIIe siècle). 2. Ensemble des différentes pièces d'un même habillement. 3. Tenue d'homme constituée d'une veste et d'un pantalon assortis et éventuellement d'un gilet… À notre époque, c'est surtout cette troisième définition qui nous paraît la plus adaptée (depuis le milieu du XVIIIe siècle). Mais cela n'a pas toujours été le cas, surtout si l'on remonte à l'Antiquité et plus loin encore.

Sur un plan très intellectuel, on peut se poser la question de la motivation de l'habillement et du port du costume. L'habillement vise à couvrir le corps, le costume à se distinguer de l'autre. Couvrir le corps, c'est le protéger de l'agression extérieure (climat, coup, regard…). Se distinguer de l'autre, c'est montrer sa différence (autorité ou dépendance, religion, magie, profession, richesse, identification à un être supérieur – dieu, goût du beau, du pratique…), voire son désir de plaire, tout cela en fonction des époques et des civilisations. Telles sont les idées qui prédominent sur cette distinction, mais avec notre mentalité d'aujourd'hui et notre culture pluriséculaire, non plurimillénaire.

Au fil des millénaires, l'évolution du costume se retrouve dans cinq archétypes :
- le costume drapé ou flottant, résultant de l'enroulement d'une peau ou d'un tissu autour du corps ;
- le costume enfilé fait d'une pièce, percé d'un trou pour le passage de la tête, et reposant simplement sur les épaules ; 
- le costume cousu et fermé réalisé avec plusieurs lés de tissu léger, suivant les formes du corps et à manches ;
- le costume cousu et ouvert réalisé avec des lés d'étoffe réunies dans le sens de la longueur, recouvrant d'autres vêtements et croisé par devant.
- le costume fourreau ajusté au corps et aux membres, plus particulièrement aux jambes.

À partir de ces types, l'homme a réalisé des vêtements composites depuis les temps les plus anciens en relation avec les conditions climatiques ou avec l'évolution des goûts du moment. Ceux-ci ont été influencés par des rencontres liées au commerce, aux guerres, aux migrations (nous ne cesserons de le répéter), mais aussi par des nécessités liées aux progrès… Globalement, on peut distinguer trois phases. Durant la première, de l'Antiquité au XIVe siècle, il est ample, long et drapé, conservant un caractère religieux. Au cours de la deuxième, entre le XIVe et le XIXe siècle, il est plutôt court et ajusté, adapté aux nécessités politiques et commerciales, varie fréquemment, perd toute relation avec le religieux : le costume civil naît au XIVe siècle. La troisième phase apparaît au milieu du XIXe siècle avec la Révolution industrielle. Finis les styles nationaux, l'adaptation à des goûts personnels. Le costume s'internationalise, se standardise, grâce, ou, plutôt à cause de la confection industrielle. En réaction, c'est aussi la naissance de la Haute Couture, une appellation qui aurait pu être utilisée bien avant, au temps de l'Ancien Régime, au temps de Rose Bertin, couturière de Marie-Antoinette et bien nommée "La Ministre des Modes".

Après ses longues généralités, arrivons-en à l'histoire de l'habillement, en commençant par la Préhistoire. Impossible d'être très précis que ce soit pour le Paléolithique (avant – 10000) ou le Néolithique (entre – 10000 et – 3000). Mis à part l'absence de témoignages, de découvertes concrètes, les changements climatiques ont eu une énorme influence sur la faune, la flore, la nature en général, et donc sur le comportement de l'homme. Suite aux périodes glaciaires, le climat, de tropical ou subtropical, donc chaud, est passé à différents climats suivant la région, tempéré, polaire, tropical, océanique... De ces modifications, il résulte des modes de vie différents, des ressources alimentaires variées, voire même des changements morphologiques et cognitifs. À partir de là, les suggestions vont bon train, soutenues par des découvertes archéologiques ou des constats de similitude entre peuplades anciennes et peuples primitifs existants encore de nos jours. Sans certitude, au cours du Paléolithique supérieur (- 40 000 à – 9 500), on évoque des courants originaires d'Asie ou d'Afrique, allant du sud au nord, dérivant vers l'ouest ou le centre de l'Europe… De ces courants naissent des voies commerciales attestées par de nombreuses découvertes archéologiques : l'habillement et ses accessoires en font partie et comptent parmi les transferts, les influences d'une civilisation à l'autre. Par contre, la résistance au temps limite nos connaissances : nous possédons de très rares restes de vêtements en tissus d'origine végétale ou animale, trouvés dans des sépultures. Les accessoires en pierre, en os, voire en bronze, sont par contre plus nombreux.

Les premiers vêtements sont en peaux d'animaux sauvages, protégeant contre le froid. Peaux de phoque ou d'autres animaux suivant le lieu et la faune. Le vêtement conserve la forme de l'animal, jusqu'à certains de ses attributs comme la queue ou les pattes qui peuvent servir d'attaches au niveau des épaules. Dans les zones plus tempérées, les corps sont plus ornés que vêtus. Le tissage de fibres végétales apparaît au mésolithique entre – 9000 et – 6000, c'est-à-dire avec la sédentarisation. Il concerne essentiellement le lin et, plus tardivement, la laine de chèvre ou de mouton. Les pièces sont de petite taille et cousues ensemble. Les teintures sont, bien sûr, d'origine végétale : le bleu semble avoir été particulièrement utilisé. Quant aux formes de vêtements, on a tendance à les rapprocher de vêtements plus récents : le vêtement féminin est composé, pour la partie supérieure, de bandes verticales maintenues par un cordon horizontal soutenu par des franges verticales ; la partie inférieure évoque un pagne constitué de bandes verticales tressées terminées par des franges, semblable à celui que portent les femmes de peuplades africaines actuelles. Une ornementation  est réalisée par brochage. De la même époque, une jupe courte en forme de cloche a été découverte sur des peintures rupestres en Espagne ; certains la rapprochent des robes des femmes eskimos contemporaines. D'autres vêtements plus récents (âge de bronze) ont été découverts grâce aux recherches archéologiques : veste de laine à manches tissées et cousues, cape, écharpe en crins de cheval terminés par des franges et des houppes, manteau de laine d'une seule pièce et ovale, pantalon de cuir… Beaucoup plus récents encore, de l'âge du fer, on trouve, pour l'homme, des pantalons longs ou courts, des tuniques, des manteaux, tous tissés ainsi que des chaussures en veau. Quant aux coiffures, elles sont représentées sur les peintures ou les sculptures ou découvertes en l'état : pour les femmes, toque, capuche, résille sur cheveux tressés, résille en crins de cheval, coiffure à plumes ; pour les hommes, bonnet en peau de chèvre, coiffe conique avec poils à l'intérieur, bonnet en laine… L'ornementation, dans les temps les plus anciens, est le seul habillement : tatouages, colliers, bracelets, pectoraux, résilles, ceintures faits d'os, de coquillages, de pierres colorées, de vertèbres de poissons, de dents… Elle concerne surtout les hommes.

C'est au milieu du Néolithique, vers – 3500, qu'apparaissent les grandes civilisations et, plus particulièrement, en Asie antérieure, au sud-ouest de l'Asie, avec pour centre la Mésopotamie, partagée entre les Sémites, agriculteurs, au nord et les Sumériens, commerçants, au sud. Pays de commerce, donc, grâce à ces voies de communication que sont le Tigre et l'Euphrate, pays riche, soumis aux invasions, mais toujours redressé. La population sumérienne, dominante, a pour vêtements dès le IVe millénaire avant notre ère ceux qui ont été décrits plus haut : vêtements de peaux, de pelleterie à toisons extérieurs, puis de laine. À cette même époque, les peuples d'Europe et d'Afrique portent toujours des pagnes ou se contentent d'une simple ornementation (tatouages, bijoux…). Cette avance se traduit par le développement du commerce (vers l'Inde, l'Asie mineure, la Méditerranée), mais aussi des techniques comme la production de tissus. Au fil du temps, le costume évolue. Les jupes apparaissent, en peau de bête à longues mèches (moutons). Les pelleteries sont cousues entre elles, en bandes à rayures verticales, pour donner jupes et manteaux, mieux adaptées au corps grâce au façonnage. Ces vêtements faits de mèches pendantes portent le nom de kaunakès. À partir de – 2700, les pelleteries sont remplacées par des tissus à mèches pour les robes et les jupes, plus tard pour les manteaux. Vers la fin du IIIe millénaire av. J.C., apparaît un nouveau tissu, avec ou sans franges, lisse et ornementé. L'utilisation de ces matériaux est à l'origine de vêtements typiques de la civilisation sumérienne, qui seront largement diffusés géographiquement, mais aussi dans le temps : jupon jusqu'à mi-jambes (homme ou femme), à plusieurs rangées de kaunakès, châle de laine, frangé ou non, enroulé formant jupe et ramené sur l'épaule ou accompagnant une robe longue à encolure arrondie et manches courtes. Seules quelques statues ont permis de connaître ces vêtements. Aucun tissu n'a pu être découvert dans les tombes : les sumériens étaient enterrés nus.

          

 

       
               Jupe frangée, vers – 2700                             Châle enroulé vers - 2700                                  Châle enroulé vers - 2500  

 

 

       
                                                                                 Kaunakès, vers – 2500  

 

   
                                                                                        Polos, vers – 2400  

 

La coiffure des femmes est très variée : chignon maintenu dans un filet ou une étoffe, chignon avec enroulement autour des oreilles et bandeaux nattés ramenés sur le sommet de la tête ; cheveux courts, ondulés, ramenés sur les tempes, maintenus par des bandeaux…

Les hommes ont une chevelure abondante et longue, liée par un ruban ou un bandeau, et une longue barbe sur les côtés du visage, formant des favoris. Suivant la mode, ils auront, ensuite, la tête rasée. Les dirigeants portent perruque. Une toque ou une étoffe enroulée sert de couvre-chef.

Les bijoux pour les femmes sont déjà en or : épingles à vêtements, colliers, bagues, ou en perles. Les hommes n'en portent pas. Enfin, les chaussures peu utilisées, sont des sandales à pointe relevée : le sumérien préfère marcher pieds nus.

 

Avançons dans le temps. Nous sommes dans les années – 2100 à – 1240, avec la domination de Babylone sur un empire sumérien en déclin. Le commerce et les échanges se poursuivent, mais l'ensablement du delta au sud profite à Babylone plus au nord, en direction de l'Arabie. Les costumes, de type sumérien au début, sont influencés par l'apport d'envahisseurs. La même évolution se produit avec le royaume assyrien, entre – 1200 à – 540. On retrouve sur cette période les vêtements réalisés avec des tissus lourds, épais, frangés, très ornementés, brodés, surtout en laine, moins souvent en lin ou en coton. Pour les plus riches, ces vêtements sont de couleurs vives, surtout rouges. On retrouve un façonnage des étoffes qui sont cousues entre elles. La robe longue sumérienne, à bras dégagés reste d'actualité à tous les niveaux de la société. Les femmes l'agrémentent d'une ceinture. Progressivement, les hommes la remplacent par une tunique de longueur variable, à manches étroites et longues : sans doute, une influence des envahisseurs montagnards. Rois et dieux la recouvrent d'un châle à franges en guise de manteau tombant jusqu'aux pieds. L'ornementation et la qualité des tissus varient suivant l'individu ou les traditions. Les hommes portent cheveux et barbes longues frisées. Un bonnet conique est utilisé par tous. À noter qu'en – 1200, une loi assyrienne oblige les femmes libres ou mariées à sortir voilées. Quant aux chaussures,  ce sont soit des sandales, lacées à la cheville et gros orteil pris dans un anneau ou chaussure fermée, suivant le climat.

                                   

   
 

                                 Babyloniens : robe longue à bras dégagés, bonnet pointu, chaussures basses fermées

 

 

Le kaunakès, en peau de mouton ou de chèvre, ou en lin tissé, survit encore et sera utilisé jusqu'au Moyen-Âge.

Jouxtant la Mésopotamie, la Syrie : pour les femmes et pour les hommes, une étoffe très colorée, pliée, devient, suivant ses dimensions, pagne ou tunique. Les femmes portent des souliers de couleur, les hommes des sandales.

 

     
 

                                  Roi assyrien : longue                                        Prince lydien : la tunique recouvre des
                              tunique et manteau frangé                                        pantalons rattachés à la cheville

 

 

Un peu plus loin, au bord de la mer, les phéniciens portent une longue tunique recouverte de châles colorés. Ce sont ces mêmes phéniciens qui ont développé l'industrie teinturière en produisant, notamment, la couleur pourpre à partir de plantes découvertes dans les Açores. 

Au risque de se répéter et sans rentrer dans le détail historique, il faut bien noter que l'Asie mineure, l'Asie antérieure et l'Europe côtière de l'est sont des zones de commerce, donc de richesses et donc d'invasions de peuples d'Asie, d'Europe centrale ou d'Égypte. Il en résulte des modifications de l'habillement, celui des envahisseurs s'intégrant plus ou moins dans celui des peuples envahis et inversement. Et cette intégration est variable suivant la région étudiée : le sujet nécessiterait des centaines de page pour seulement approcher la réalité. Cela est bien évidemment impossible. Il faut tout de même constater que les costumes des civilisations les plus anciennes, Sumer et Égypte, se retrouvent toujours, peu ou prou, dans l'habillement des civilisations suivantes.

C'est le cas au IIIe millénaire pour les populations côtières : pour les hommes, châle sumérien à franges formant jupon ou pagne court, robe courte ou longue couvrant l'épaule gauche… retrouvé en Palestine jusqu'au Ier millénaire ; ou au IIe millénaire, pagne égyptien par la forme, croisé et relevé sur le devant, descendant jusqu'aux genoux, mais coloré et brodé comme les pagnes asiatiques… Pour les femmes, à ces mêmes époques, une tunique longue, avec stries verticales (rayures ou plissage sur sculptures ?) ; sur des peintures, on trouve également des jupes ballonnées, peut-être d'origine crétoise…

C'est ainsi que l'Orient va influencer les peuples situés dans la zone côtière est de la mer Égée, l'Ionie, ne serait-ce que par le mode de vie en société. Chypre et la côte syrienne sont les ponts entre ces peuples. La liberté des femmes orientales est à l'origine de tenues beaucoup plus légères, colorées, utilisant toujours le lin, mais aussi le chanvre. Les hommes portent une tunique courte en lin fermée par une couture ; celle-ci s'allonge pour les cérémonies. La tunique des femmes est longue, complétée par un châle agrafé. Des robes à volants figurent également sur des peintures représentant des princesses syriennes : il peut s'agir d'une influence crétoise à son apogée au XVe siècle avant J.C. Autre découverte en Égypte, un tissu rétractile typique du tissage babylonien sans doute importé à la suite de guerres entre Égypte et Syrie. Une influence assyrienne est constatée entre l'Égypte et le nord de la Phénicie pour les plus riches, avec le port d'une tunique ample dont les deux pans sont réunis par un bijou ou une longue robe, très ample, avec ceinture qui crée des plis sur le devant. En Palestine, on retrouve toujours cette influence du vêtement sumérien. Au début du Ier millénaire avant J.C., le pagne, accompagné d'un châle dissymétrique, est remplacé par une tunique ornée, plus ou moins longue, avec manches, parfois terminée par des franges. Plus tard, la tunique est longue, recouverte d'un châle en laine.

Les peuples montagnards de l'Asie centrale du nord subissent la même influence, mais apportent aussi des modifications liées au climat plus froid et au commerce de la soie avec l'Extrême Orient. Ils portent des chaussures partiellement en cuir, fermées, à bout recourbé et haut talon. Suivant le peuple, le couvre-chef peut être un bonnet de feutre, chez les Hittites de forme cylindrique sur calotte arrondie ou conique, chez les perses de forme ronde.

 

Cette première partie a été consacrée aux costumes des civilisations de l'Asie antérieure ou Asie occidentale (Partie de l'Asie allant du pourtour oriental de la Méditerranée à l'Afghanistan et au Pakistan, recouvrant largement les acceptions de Proche et de Moyen-Orient). L'influence sumérienne dure plusieurs millénaires dans toute cette zone. Les modifications observées sont à rapprocher des variations climatiques et, surtout, des invasions fréquentes en relation avec les richesses dues aux échanges commerciaux entre le pourtour méditerranéen oriental et l'Inde. En l'absence de découvertes archéologiques de ces vêtements (matière périssable), l'historien ne peut que faire confiance aux sculpteurs et peintres qui ont pu interpréter ce qu'ils voyaient. On peut tout de même conclure que l'évolution passe du costume préhistorique drapé ou enroulé avec pagne, châle manteau au vêtement endossé et flottant, avec tunique et robe sur pantalon. Au fil du temps, le premier demeure dans les couches populaires alors que les classes les plus riches s'approprient le deuxième.

 

Il est temps de passer dans des zones géographiques méditerranéennes. La première est la Crète. Cette île, inhabitée jusque-là, est colonisée au milieu du IVe millénaire avant J.C. par un peuple d'Asie mineure (Anatolie), les Minoens. Grâce à l'invasion du territoire par des peuples marins, ils acquièrent des connaissances en matière de navigation. La Crête devient alors une terre de commerce avec des pays développés accessibles plus ou moins directement par la mer : l'Égypte et, par la Syrie, la Mésopotamie. Les premiers témoignages "non périssables" sont des bijoux, en particulier en bronze à partir de la fin du IIIe millénaire très prisées par les pays voisins. Une invasion des Achéens, peuple situé au nord-ouest du Péloponnèse, met un coup de frein à ce développement commercial au début du IIème millénaire. Le rebond économique ne se fait pas attendre pour aboutir, vers – 1750 à la période la plus prospère de l'île : les costumes et le palais de Cnossos en sont les meilleurs témoignages. Le goût du luxe vestimentaire est exporté vers la Grèce, Chypre et la Syrie jusque vers – 1400 : les Achéens reviennent, ravagent le pays qui dépend dès lors de Mycènes (nord-est du Péloponnèse). Une nouvelle civilisation s'installe, où se mêlent  cultures orientale et créto-mycénienne, cette dernière l'emportant sur le continent européen.

Passons sur les vêtements des périodes froides du paléolithique : ils sont communs à tous les peuples et utilisent des peaux d'animaux, au même titre que les premiers tissus issus de l'invention du métier à tisser (laine, lin, avec broderies ; couleurs vives)…

Une fois de plus, les échanges en direction des quatre points cardinaux vont jouer pleinement dans le transfert et le mélange des modes vestimentaires. Avec la Crète, l'habillement prend une autre dimension : l'élégance, synonyme d'art, devient le maître mot, et ce, dès le début du IIe millénaire, avec quelques réminiscences de vêtements préhistoriques. La poitrine est nue, totalement pour l'homme, partiellement pour la femme, la taille est serrée par une ceinture. D'autres caractéristiques, souvent luxueuses, viennent se rajouter dans le deuxième quart du IIe millénaire : costume cousu aux formes multiples, tablier, corset, jupe-culotte…

L'homme porte un pagne terminé à l'arrière par une pointe (rappel de la queue des animaux lorsque la peau était utilisée en entier ?), voire à l'avant, s'il y a deux pagnes superposés, dans ce cas plus longs. Ces pagnes, très colorés, fermés, deviennent caleçons collants ou culottes courtes. À la taille, une ceinture très serrée maintient le pagne : à priori en tissu, elle peut être consolidée par des plaques de métal, d'or ou d'argent. Dans le cadre de cérémonies, le torse et les bras peuvent être couverts par une casaque ; le pagne est remplacé par une robe longue, colorée et brodée, parfois même par une tunique allant du cou aux chevilles. Par mauvais temps, le manteau en peau ou en laine est ressorti, un mantelet est parfois suffisant. Sur des cheveux longs, les crétois  portent un bonnet ou un turban, à priori en peau. Ils ne portent des chaussures qu'à l'extérieur de leur demeure : sandales, demi-bottes, en cuir blanc, avec des lanières, bottes à pointe relevée pour les terrains escarpés.

La femme porte également un pagne, mais plus long, devenant jupon, puis, avec le tissage, jupe ; elle est armée d'un poignard (comme les danoises de la même époque !). Vers les années – 1900, contrairement aux costumes enroulés d'Asie, les vêtements sont individualisés : jupe décorée, corsage, ceinture, manteau ou pèlerine, couvre-chef. Dans un premier temps, la robe est serrée à la taille, collante aux hanches et évasée jusqu'aux chevilles (forme cloche). Elle va ensuite se rétrécir, mais sa raideur est obtenue avec des cerceaux horizontaux, ou des baleines métalliques ou en jonc, cousues. Le décor est souvent géométrique. Des volants sont cousus sur le fond de jupe, parfois en pointe descendante sur le devant, peut-être un rappel du kaunakès à mèches sumérien. Le corsage est ouvert, remontant jusqu'au col, laissant à nu la poitrine. Vers – 1800, le col disparaît, les seins sont toujours visibles, parfois couverts par un voile transparent. Le corset tient lieu de ceinture. Constitué de lamelles métalliques, il plaque la jupe sur les hanches, amincit la taille et fait ressortir les seins. Tous ces vêtements sont très colorés. Comme les hommes, elles ne portent des chaussures que pour sortir : sandales, bottines ou chaussures à talon. Les cheveux sont arrangés en nattes ; deux boucles au-dessus de l'oreille retombent vers le cou. Plus tard, les cheveux seront coiffés en pointe, en corne ou plats. Les couvre-chefs épousent de très nombreuses formes : haut bonnet, chapeau pointu, béret, turban… avec plume ou ruban ou encore le polos grec, plus tardivement. Les parures sont à l'image des vêtements : portés largement, variés, en or, en perles, diadèmes, chaînettes, boucles d'oreilles, mais pas de fibules inutiles dans ce type de vêtement.

                          

     
                        Pagne court                                       Époque minoenne   Déesse à la tiare                            Déesse aux serpents  

 

   
                                                                                            Couvre-chef  

       

     
                                                                                        Parures en or et perle
 


                                                          

L'influence crétoise est considérable des pays de la Méditerranée orientale à l'Asie antérieure, même s'il y a des variantes reprenant des modes locales. Une fois de plus, il y a également des influences liées aux invasions, aux échanges commerciaux… : avec Chypre, l'Égypte, la Phénicie, la Mésopotamie, l'Arabie… qui apportèrent de nouvelles décorations aux tissus, en relation avec la nature, égayant les motifs géométriques crétois.

                                          

   
                                                                                 "La Parisienne" minoenne  

 

Autre pays méditerranéen, l'Égypte. Passons le paléolithique et les deux tiers du néolithique durant lesquels le costume est sensiblement le même dans toutes ces régions. À partir de – 3200, le pays subit une succession de périodes fastes et de décadences souvent liées à de mauvaises gestions provoquant crises économiques et invasions. Malgré ces alternances, le costume, drapé et en lin n'a guère changé, entre – 3200 et – 1500 : simple, commun aux deux sexes, il renforce les épaules, amincit la taille et les hanches, allonge la silhouette. Il faut attendre le XVe siècle avant J.C. pour voir apparaître une tunique à manches, des tissus colorés, mais aussi le retour de costumes portés antérieurement. Le lin est à la base de la plupart des tissus alors que la laine, considérée comme impure, n'a été tolérée dans certains cas que très tardivement. Contrairement aux crétois, les égyptiens refusent la nudité, même s'ils usent d'étoffes légères plissées pour le buste. À noter également que peintures et sculptures, de par leur conception, laissent penser que ces costumes sont très serrés alors qu'en réalité ils sont larges pour faciliter les déplacements.

Le costume féminin ne change guère entre la fin du IVe millénaire et la moitié du IIe : un corsage court, manches longues collantes et une jupe ample cousue au corsage. Des volants peuvent agrémenter le corsage. À partir de – 1500, une robe-tunique en lin blanc, transparent et plissé, recouvre un pagne ; de simples fentes permettent de passer la tête et les bras ; un cordon sert de ceinture. Les plis horizontaux sont fixés par empesage. Véritable fourreau commençant sous la gorge, elle est maintenue par des bretelles soit minces, soit larges pour  cacher les seins. Chez les plus riches, les couleurs sont vives avec des dessins évoquant la faune et la flore ; des rubans colorés accentuent cette explosion de couleurs. La robe peut être également constituée d'un lé de mousseline plissée ou rayée, enroulé, formant jupon, serrant la taille et remontant sur la poitrine : peut-être une inspiration venant de l'Asie antérieure. Un châle fin, blanc, protège autant contre l'air frais ou les rayons du soleil. Les cheveux sont en torsades ou en nattes, surmontés parfois d'une perruque. Tous les produits de beauté sont utilisés abondamment : fard, colorants pour les ongles.

 

     

 

On retrouve chez l'homme des vêtements identiques, comme les robes ou les tuniques. Le pagne, le shenti, est constitué d'une écharpe en lin, blanche, enroulée. Plus tard, apparaissent successivement une chemisette à manches, un jupon plissé ; des franges viennent décorer le devant triangulaire. Et toujours un manteau, le haik, en lin ou en laine, enroulé en jupon. Les hommes sont chauves, mais peuvent porter une perruque lors des cérémonies. Pour se protéger du soleil, ils se couvrent d'un carré d'étoffe épaisse.

 

     

 

Les parures sont toujours du même type : colliers, bracelets, boucles d'oreilles. Suivant les moyens financiers, ils étaient faits d'or, de pierres précieuses, de perles ou de simples perles de verre. Un bijou particulier : le gorgerin constitué de plusieurs disques de métal.

Les chaussures sont des sandales en cuir tressé ou en papyrus, maintenues par des lanières, utilisées surtout à l'intérieur.

Plusieurs invasions et changements sociétaux vont modifier ces vêtements, entre – 300 et + 300 : influences hellénistiques, alexandrines, syriennes, iraniennes (sassanides), chrétiennes aboutissant à la culture copte, puis byzantines. L'homme porte alors une chemise ou tunique à manches fermées au poignet, des jambières ornementées et un manteau proche de la toge. La chemise en mousseline de lin de la femme a une encolure cintrée, brodée ; la robe est en laine, entièrement fermée, à manches collantes ; le manteau comprend un bourrelet qui entoure le visage. Le tissage copte et l'emploi des teintures sont très réputés tout comme la finesse des broderies. Les invasions arabes mettront fin à ce mélange de cultures et donc à ce type d'habillement.

 

     

 

       
 

            Longue robe en lin                           Costume de haut-fonctionnaire                         Robe collante pour la femme
              moulant le corps                                                                                                      Pagne recouvert d'une tunique              
                 (Kalasiris)                                                                                                                transparente pour l'homme

 

 

L'influence ionienne sur le costume grec apparaît au VIe siècle av. J.C. : le costume grec semble être le résultat des influences simultanées des costumes plutôt rustiques achéens et doriens, mais aussi crétois plus recherchés. Les grecs utilisent principalement une étoffe rectangulaire, le péplos, sans forme particulière, qui entoure le corps suivant des modalités très variables. À partir de ces simples étoffes, il est possible de réaliser différents types de vêtements suivant la façon dont elles sont ajustées. Dans tous les cas, la recherche de la simplicité domine, loin de ce que l'on trouvait au Moyen-Orient. Les conquêtes d'Alexandre modifient ce comportement au IVe siècle : le luxe, l'attrait pour les étoffes nouvelles comme le coton de l'Inde et le lin d'Égypte provoquent même des critiques de la part des législateurs.

Les hommes du peuple portent une tunique descendant jusqu'au genou, l'exomide, faite à partir d'un rectangle de laine épaisse, drapé autour du corps en différents points : sur les épaules, il sert de châle comme un manteau ; plié en deux dans le sens de la hauteur, passé sous le bras gauche et fixé par une fibule, il devient tunique. Plus tard, des points de couture et des rubans ferment les ouvertures. Cette exomide est à l'origine du khiton, une tunique courte ceinturée, cousue, assimilable à un vêtement de dessous. D'abord en laine, puis en lin, il est plus large, peut être fixé sur une ou deux épaules, avec emmanchure. Une ceinture permet de le raccourcir : le tissu est remonté à ce niveau formant un bourrelet qui cache la ceinture. La forme longue du khiton est réservée aux dirigeants, laïcs ou religieux. Sur le même principe, l'himation, un manteau drapé sans manches, est porté par tous, réalisé par un rectangle de tissu de laine, sans attaches, drapé de différentes manières.

 

       
 

            Tunique courte                                           Tunique longue                                                   Manteau drapé

 

 

 

La femme se vêt, de même, d'un grand rectangle de laine qui prend le nom de péplos. Il peut atteindre 3 mètres de large et 2 mètres de haut. Il est plié en deux, prenant ainsi une forme cylindrique non fermée, à droite. La partie supérieure est rabattue plus ou moins sur l'extérieur suivant la longueur que l'on souhaite donner à la tunique. Des épingles ou des fibules permettent de la maintenir sur les épaules, autour du cou. Une ceinture est placée soit sous le rabat court, soit sur le rabat long et permet d'ajuster la longueur, comme pour le khiton de l'homme. Primitivement ouverte et sans ceinture, cette tunique prend une forme fermée, avec quelques points de couture, pour des raisons de pudeur.

 

   

 

Autre vêtement féminin, le chiton, "une tunique de lin cousue sur les côtés, étroite et courte, ou longue et très ample lorsque son pourtour atteint près de quatre mètres. L'étoffe est fixée sur les épaules, mais on peut également rapprocher par la couture ou avec de petites agrafes en forme de boutons les deux lèvres de la bordure supérieure en quelques emplacements choisis sur les bras. La draperie s'incurve entre chaque point d'attache laissant paraître les bras dans des trouées ovales à la manière de manches à crevées. Les agrafes peuvent être déplacées facilement, ce qui permet de confectionner avec la même étoffe une tunique à manches longues, courtes, dissymétriques ou sans manches du tout ! (S. Descamps-Lequime)".

                                            

   

 

 

     
 

                                        Chiton                                                                             Peplos drapé
                                  repli au-dessous de la taille                                                    retenu sur une épaule
                                      agrafes sur les épaules                                                       passe sous l'autre bras

 

 

     
 

                                                      Diploïs : partie supérieure de la robe formant corsage
                                                               Les deux pans sont réunis par une fibule

 

 

Les manteaux sont soit agrafés, à l'aide d'une fibule, comme la chlamyde porté par les éphèbes, les guerriers et les cavaliers ou comme la chlaina, de la haute époque, en laine portée par les guerriers et les campagnards, soit drapé : c'est l'himation, un manteau sans manches, porté par tous, réalisé dans un rectangle de tissu de laine, sans attaches, drapé de différentes manières autour du corps. L'ajustement se fait soit de façon symétrique, comme un châle sur les bras et sur la tête ou les épaules pour les femmes, soit de façon dissymétrique avec une douzaine de variantes pour les femmes et neuf pour les hommes.                              

 

   

 

Citons, enfin, le pharos, un manteau de lin, accompagné d'une longue écharpe oblique. La coiffe peut être un simple bandeau de toile ou un bonnet cousu ou encore un petit chapeau en forme de coupole, la tholia.

Si le lin garde plutôt sa couleur naturelle, blanc cassé, les vêtements en laine sont souvent teints en rouge, en jaune, en vert, en bleu, en violet, avec de nombreuses nuances.

Les grecs marchent pieds nus à l'intérieur et portent, à l'extérieur, des sandales colorées, cloutées, maintenues par des courroies très fines.

 

                                      Mille et une façons (ou presque !) de draper le péplos, de la tête aux pieds                               
 

     

 

     

 

     

 

   











   
 

           Péplos couvre-chef                                             Coiffure grecque                                              Péplos couvre-chef

 

 

     

 

 

Avant de se rendre à Rome, un petit détour par l'Étrurie s'impose. Elle correspond approximativement à la Toscane et reste un mystère quant à ses origines pour les archéologues : Asie ou peuplades primitives du pourtour méditerranéen, en particulier grecques, cypriotes…, voire les deux, successivement, à partir du XIIIe siècle avant J.-C. ? Les vêtements subissent des influences de ces deux régions. Entre le VIIe et le VIe siècle, on retrouve des éléments des vêtements de l'Asie antérieure de la même époque, avec tunique-robe et châle drapé, manteau long pour les hommes, pèlerine courte et ronde ou manteau mi-long avec deux pans par devant pour les femmes (à rapprocher du candys perse) ; les souliers sont bas à pointe recourbée (là encore, d'origine perse ?) ou haut et lassés. À partir du Ve siècle, l'influence grecque se fait sentir : toge courte en demi-cercle avec une tunique drapée pour les hommes, khiton très fin à manches courtes et manteau doublé d'une pèlerine courte (retrouvée en Espagne) pour la femme. Des sandales et des chaussons en étoffe et cuir jaune remplacent les souliers. Enfin, les bijoux occupent une grande place dans les parures montrant la richesse du pays et le luxe venu d'Orient via Chypre et la Crète.

Comme nous l'avons vu, l'habillement de toutes les civilisations n'a pas résulté seulement d'une coutume locale, mais aussi et surtout d'influences externes. Ce fut le cas également pour Rome. Du VIe au Ier siècle avant J.-C., il semble que l'on ait peu d'information sur cet habillement des premiers romains. Il n'en est pas de même à partir du Ier siècle avant J.-C. : les détails foisonnent et il est bien difficile de réaliser un résumé correct en quelques lignes, tenant compte également de l'évolution dans le temps.

La femme porte un soutien-gorge (mamillare ou strophium) et un pagne comme vêtements de dessous. Pour les femmes des simples citoyens romains, les matrones, viennent ensuite la subucula, une tunique de dessous ou chemise, en laine et la stola talaire, une longue robe, commune aux deux sexes, avec manche et, éventuellement, une traîne plissée, maintenues par deux ceintures : la succincta au niveau des hanches, le cingulum sous les seins. Pour les classes dirigeantes, la tunique est courte en soierie et franges d'or. Un vêtement à mi-manches court recouvre les épaules.

 

       

 

     
                                                                    Ajustements du peplum     

 

     
                                                                       Coiffures romaines  

 

L'homme porte deux types de vêtements : les vêtements à enfiler et ceux dont on s'enveloppe. Parmi les premiers, on distingue le subligaculum ou caleçon, la tunique en lin (comme celle de la femme) serrée à la taille par une ceinture avec de larges manches, alors appelée dalmatique. En hiver, le caleçon s'allonge : c'est le femoralia. Il en est de même de la dalmatique qui est prolongée par un capuchon : c'est la caracalla. Pour les deuxièmes, il s'agit essentiellement de la toge dérivée de l'himation, l'amictus, qui devient très encombrante et sert, à l'origine, de couverture, le soir ; elle est blanche pour le citoyen romain, bordée de rouge, alors appelée praetexta pour les enfants de moins de 16 ans et les principaux magistrats dans les cérémonies publiques.

Dans l'évolution de ces vêtements, on rencontre des influences grecques, macédoniennes, étrusques. Entre le VIIe siècle et le IIe avant J.-C., la toge, étroite, enveloppant les deux épaules et serrant le bras droit contre la poitrine devient une toge courte inspirée de celle des étrusques, puis, au Ier siècle, elle devient très ample, nécessite une tierce personne pour s'en draper et peut servir de couvre-chef…

 

 

       

 

 

     
                                                                                       Toges romaines  

 

 

   

 

 

   

 

 

   

 

 

 

FIN

 

 

 

Bibliographie
  Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, imprimerie Jean Didier, mars 1985
  F. Boucher L'Histoire du costume, Flammarion, 1983
  S. Descamps-Lequime, Le costume grec, imprimerie Blanchard, 1987
  M.Valtat, Le vêtement témoin de l'évolution historique et du mode de vie, édition SITAS
  M.Zamacoïs, Le Costume, Voir et Savoir, Ed. Flammarion, 1936
  P.Amiet, L'art antique du Proche-Orient, Éditions d'art Lucien Mazenod, 1977
  K.Michalowski, L'art de l'ancienne Égypte, Éditions d'art Lucien Mazenod, 1968
  K.Papaioannou, L'art grec, Éditions d'art Lucien Mazenod, 1972
  B.Andreae, L'art de l'ancienne Rome, Éditions d'art Lucien Mazenod, 1973
  Félix Gaffiot, Dictionnaire abrégé LATIN-FRANÇAIS, imp.Brodard et Taupin, 1936