PAYS DU GIER

 

SON PATRIMOINE IMMOBILIER

 

 

Cet article reprend celui que nous avions rédigé à propos de l'Histoire des charpentiers du Pays du Gier, un métier pour lequel il est difficile d'établir une histoire particulière dans notre Pays du Gier. Si le petit peuple n'était pas riche, ses dirigeants, par contre, laïcs ou ecclésiastiques, avaient les moyens de se faire construire de nombreux bâtiments grâce aux dons et aux impôts. Alors, sans doute, y eut-il des charpentiers pour construire les églises, les prieurés, la chartreuse de Pavezin, les châteaux, les hôpitaux, des fermes fortes … que l'on trouvait dès le XIIe siècle, parfois même avant.

Puisque l'histoire de charpentiers nous échappe pour l'instant, profitons de ce dossier pour évoquer le patrimoine immobilier de notre Pays du Gier, antérieur au XXe siècle. Nous n'avons pas la prétention d'être exhaustifs sur ce sujet. Nous avons la "Grande Encyclopédie du Forez et des communes de la Loire La vallée du Gier – Le Pilat", rédigée sous la direction de Gilbert Gardes, Editions Horvath, 1986. 39 ans se sont écoulés depuis la rédaction de cet ouvrage. On peut espérer que tout ce qui y est décrit est encore valable. Là encore, un travail nous attend…!

 

Cellieu

La "paroisse" de Cellieu est partagée entre des chanoines de Lyon, des congrégations religieuses et le marquis de Saint-Chamond. Son nom provient sans doute des cette appartenance : du latin, Celae locus, le lieu du monastère. De la première église, Saint-Pierre de Selliaco, confirmée en 910, il ne reste rien. Outre des fermes fortes, le village conserve une église du XVe siècle : d'origine, un bas-côté et l'avant-chœur. On peut y voir des statues de Saint Vincent et Sainte Barbe (vignerons et mineurs), de Saint Philibert, de la Vierge et du Christ. Le bénitier en pierre monolithique date de 1633.

 

Chagnon

Du château moyenâgeux et de l'enceinte, il ne reste rien. L'église possède une façade du XIIe siècle, une cloche du XVIe, classée Monument historique, une nef du XVIIe. Un pont du XIVe siècle est également classé Monument historique. Vieilles maisons en pierre et ruelles étroites témoignent de son ancienneté moyenâgeuse.  Citons, également, sur cette commune des restes de l'époque romaine – aqueduc, "cave du curée", un réservoir, une pierre gravée unique destinée à protéger l'aqueduc.

 

Châteauneuf

Antérieur au XIIIe siècle, le château est utilisé comme carrière à la Révolution, à l'exception de quelques murs de l'enceinte et de la chapelle dotée d'une cloche du XIVe siècle et d'un porche en bois du XVIe siècle. On peut y voir quelques statues : Saint Christophe, Saint Roch, Saint Étienne et Sainte Anne. Dépendant du château, la maison forte de Cénas des XVe – XVIe siècles sert pour stocker les armes ; elle est propriété privée (en 1986. Aucune documentation à ce nom en 2025). Le barrage de Couzon, en partie sur cette commune, date du début du XIXe siècle. Enfin, construite à la fin du XIXe siècle, la cheminée des Étaings est la plus haute d'Europe avec ses 108 m. Elle est classée Monuments historique.

 

Dargoire

Le château disparaît en 1793… Il semble que la maison Desolme soit l'ancien "l'Hôpital des pauvres et des pèlerins" pour Saint-Jacques de Compostelle, construit en 1348 : à confirmer. L'église du XVIe siècle est, par contre, toujours debout, avec un tableau de 1628 et plusieurs statues. On retrouve également quelques témoignages du passé : porte en ogive, pierre de moulin à huile, chapiteaux, blasons… En 2020, cinq panneaux ont été installés pour faire connaître l'histoire du village

 

Doizieux

Des deux châteaux moyenâgeux (de Doizieux et des Farnenches), il ne reste qu'une tour carrée du donjon, au centre du village (XIIIe siècle). L'église actuelle, postérieure à 1800, contient un vitrail de la chapelle du château.

     
                                                           Église Saint-Laurent de Doizieux  

 

Farnay

Beaucoup d'hypothèses pèsent sur l'histoire de ce village. Sans doute y eut-il un château avec sa chapelle. Le château a disparu. La rue circulaire correspond sans doute aux fossés médiévaux. La chapelle, de 1560, a été remaniée et agrandie au XIXe siècle : signe probable de son ancienneté, une cloche de 1584. A noter, également, une maison forte du XVIIe siècle aujourd'hui restaurant gastronomique, une maison de Maître, et une maison construite avec les restes de maisons antérieures (poutre gravée 1120).

 

Génilac (regroupement de Saint-Genis-Terrenoire et de La Cula)

Le château a disparu…Sans doute, ne s'agissait-il que d'une capitainerie de peu d'importance, entourée de murailles et de fossés. Une autre demeure, appelée le Château, est détruite en 1981. L'église primitive, antérieure au XVIIe siècle, est parfaitement décrite. Restaurée au début du XIXe siècle, elle est remplacée en 1843 par une église de style néo-classique. La chapelle Notre Dame de Pitié, érigée en 1726, conserve un autel de bois et contient de nombreux ex-voto. Elle remplace une autre chapelle du XIIIe siècle, Notre Dame des sept douleurs.

De nombreux témoignages du passé ont disparu : vestiges des XVe et XVIe siècles, fenêtres à meneaux, maison ayant conservé son intérieur du XVIe siècle, démolie en 1981 (décidément, année maudite pour ce village). Dans le hameau de Préfarnay, reste, en 1986, une maison des champs du XVIe siècle avec deux cheminées monumentales et de nombreuses fresques, en trompe-l'œil et en mauvais état. Qu'est-elle devenue en 2025 ?

Saint-Genis-Terrenoire avait sur son territoire un autre château, celui du Sardon. C'est le seul qui existe encore dans notre vallée. Mais dans quel état ! En cherchant bien vous pouvez le retrouver le long de la voie rapide Saint Étienne - Lyon, au niveau de la sortie de Rive-de-Gier. Vraisemblablement antérieur au XVe siècle, il est encore en bon état en 1885. Il reste quelques traces de son passé glorieux. Il est devenu une maison de rapport.

 

La Grand'Croix

Commune créée en 1860, elle n'a possédé qu'une maison forte du XIVe siècle, aujourd'hui disparue. Dans le cadre de la Révolution Industrielle, l'exploitation des mines de charbon a nécessité la création de structures pour le transport. C'est le cas du pont de Chavillon, construit en 1856, qui supportait une voie ferrée, en connexion avec la voie Saint-Etienne - Lyon pour le transport du charbon des puits de Planèze et Combérigol vers la vallée du Gier. "Mesurant 8 m de haut et 13 m de long, sa structure reposait sur deux culées en grès houiller. La charpente en chêne comprenait deux arcs enjambant la rivière ; chaque arc était constitué de deux poutres cintrées et d'une sablière, le tout moisé et boulonné. Ce pont représentait le seul vestige conservé en France d'un pont minier en bois. Il s'est ensuite effondré et les pièces de bois ont été totalement dégradées, la partie la plus intéressante ayant été définitivement détruite. En conséquence, il a été radié de l'inscription au titre des monuments historiques". Et pourtant, nos édiles avaient bien été prévenus...!

 

La Valla

La paroisse de Saint-Andéol-la-Valla est citée dès le XIe siècle. Cela est confirmé par la présence d'une pierre sur laquelle est gravée la date de 1159. Cette église primitive est détruite et reconstruite au XVe siècle. Grâce à un procès verbal de 1658, l'intérieur de cette église est parfaitement connu. En 1793, elle est l'objet d'un saccage en règle. Le conseil municipal décide en 1843 la construction d'une nouvelle église, de style néo-gothique, après démolition de l'ancienne qui est en très mauvais état. C'est chose faite en 1847, la consécration intervenant en 1849. La chaire est, curieusement, en fonte moulée.

Autre bâtiment religieux, la chapelle de la Grenary ou de l'Estrat (Eytra !?), Notre Dame de la Pitié, est érigée en 1482, reconstruite  au XVIIIe siècle. Sa position excentrée par rapport au village peut laisser supposer qu'elle  a été construite pour des pestiférés.

A voir, enfin, dans la cour intérieure d'une maison privée Renaissance de 1557, un puits à 3 cariatides

Quant au château du Toil, il est détruit lors des guerres de religion. Il n'en reste que quelques pierres.

 

La Terrasse-sur-Dorlay

La paroisse est créée en 1850, la commune en 1870. Les bâtiments les plus anciens sont du siècle dernier : des anciennes usines de moulinage.

 

L'Horme

Devenue municipalité indépendante en 1905, elle ne conserve sur son territoire que la chapelle du Fay, construite en 1628, à l'intention des pestiférés. Près de cette chapelle, on voit quelques puits circulaires de 2,50 à 3,50 m de diamètre, coiffés d'une structure conique en schiste.

   
                                                             Deux puits dans le même pré  

 

Lorette

Pur fruit de la révolution industrielle, ce hameau devient commune en 1847. Aucun bâtiment antérieur à 1800 n'est signalé.

 

Pavezin

Peu d'indications sur ce petit village qui a toujours sa vieille église du XVIIe siècle, restaurée au XXe siècle. Il reste la Croix des Chartreux et quelques vestiges du château de Bélize et de la ferme des chartreux. C'est sur cette commune qu'est construite, en 1280, la Chartreuse de Sainte-Croix qui, depuis 1888, fait partie du village de Sainte-Croix-en-Jarez.

 

Rive-de-Gier

Outre son passé romain, Rive-de-Gier a vécu son apogée à partir du début du XVIIIe siècle avec l'exploitation des mines de charbon, puis, à la fin du XVIIIe avec l'apparition des premières verreries et, enfin, avec la grosse métallurgie au XIXe siècle.

L'église romane Sainte Marie de la Rive de Gier existe déjà en l'an 1000 : elle est détruite en 1822. Le château, le couvent des Ursulines et l'hôpital du XIVe siècle disparaissent également. Seul l'Hôtel du Canal, devenu Hôtel de ville, construit en 1796 perdure aujourd'hui. Tous les bâtiments importants de la ville datent donc du XIXe siècle, de la révolution industrielle : châteaux, églises, hôpital, écoles…

Les éditions Horvath n'ont pas été très généreuses pour cette ville en 1986. L'église "Notre-Dame" du début du XIXe siècle est classée Monument historique depuis 1981 (fresques à découvrir). Également classées, une partie de l'ancienne usine des frères Marrel, en 2019 et la maison Marrel ou château du Mouillon en 1995. De même, le chevalement en bois et la cheminée du puits Combélibert, les façades et les toitures du puits du Pré du Gourd-Marin, en 1995, le tunnel de Couzon, premier tunnel ferroviaire français, en 1990. À citer, également, la Maison des hommes de pierre, des bâtiments historiques industriels (verreries, forges, rubaneries) dotés parfois de jardins classés et, semble-t-il, un musée retraçant l'histoire de la ville (Nous n'en avons trouvé aucune trace ? Tous les musées cités se trouvent dans d'autres ou villages proches de ).

 

Saint Chamond

La ville de Saint-Chamond a toujours été la capitale du Jarez, même si de 1750 à 1850, Rive de Gier a dominé la vallée sur le plan industriel. Il est bien difficile de parler du patrimoine immobilier de cette ville, tant les constructions furent nombreuses, mais aussi tant l'homme s'est acharné à détruire ce qu'il avait construit de plus beau, et ce jusqu'à des temps très récents. Le bilan n'est guère enviable, même s'il reste quelques bâtiments antérieurs au XIXe siècle. Nous allons essayer de faire une synthèse de la vie de ses constructions, dans les domaines laïcs et religieux.

 

Les constructions laïques, publiques ou privées

Les premiers éléments du château furent construits avant le XIIe siècle. Des fortifications et des bastions furent rajoutés aux XVe et XVIe siècles. Les grandes écuries datent de 1638. De cet ensemble magnifique situé sur la colline de Saint Ennemond et dominant la vallée, il ne reste qu'une porte et les grandes écuries. Tout le reste servit de carrière de pierre à la Révolution, sur décision des représentants du peuple, le 3 frimaire an II, "le château insultant à la Liberté" : on voit encore dans des murs extérieurs des manteaux de cheminée !

Le premier hôpital est antérieur au XIIIe siècle, utilisé par les Hospitaliers de Saint Antoine. Détruit par une crue du Gier, il est reconstruit au XVIe siècle, déménagé en 1659 dans les bâtiments des fours banaux "pour établissement d'une maison ou hôpital et y établir une chapelle ou autre édifice dépendant dudit Hôtel-Dieu". Un nouveau déménagement est réalisé en 1673 : ce nouvel établissement est reconnu par lettres patentes du roi, en 1713. Il subit des agrandissements tout au long des XVIIIe et XIXe siècles. En 1934, il devient asile de vieillards. En 1980, il est transformé en maison des syndicats (!), salle de spectacle, annexe de la mairie… après destruction d'une partie des bâtiments dont l'emplacement est occupé par la sécurité sociale et son parking. Sont inscrits aux monuments historiques les façades y compris les galeries et toitures (cad. A 810) : inscription par arrêté du 13 mai 1975. Malgré cette appartenance, une parabole est installée sur le toit de ce bâtiment, dans les années 1970 ! À l'occasion de chaque mandature, nous sommes intervenus auprès des élus de la ville pour que cette aberration soit supprimée, en vain. En cette année 2025, une première tranche de travaux de rénovation a été décidée : il semble que la parabole n'existe plus. Même si le coût des travaux est très important (3 tranches de 5 millions d'euros, sur 3 mandatures), on ne peut que s'en réjouir. Par contre, la destination des nouvelles salles est vraiment sujette à caution : des salles de réunion pour les services municipaux et l'accueil des citoyens. Nous avons là un bâtiment qui aurait pu faire revivre notre patrimoine ; ce sera le cas en partie pour une association locale et, semble-t-il, l'exposition d'anciens pots à pharmacie conservés actuellement dans la pharmacie de l'hôpital de Saint-Chamond, selon un post sur Facebook de notre maire. Au total, il n'est donc pas prévu d'en faire un bâtiment patrimonial à visiter pouvant attirer des touristes. L'investissement n'a donc aucune visée productive. À suivre...

Des écoles sont construites au XVe siècle ; nous n'avons aucune idée précise sur leur localisation. Elles ont disparu.

La maison Perceval ou Maison des Chanoines apparaît au XVe siècle. Elle est remaniée à l'italienne au XVIe siècle. Elle est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en juin 1970, avant d'être classée en totalité en mars 1983 Ce bâtiment magnifique existe toujours. Restauré, il est occupé actuellement par un restaurant. Là encore, aucune visite organisée n'est prévue. Les "touristes", plutôt saint-chamonais, viennent déguster de bons repas, non pour "goûter" notre patrimoine.

Datant du XVe ou XVIe siècle, de nombreuses maisons à colombage embellissaient notre ville. Avec le temps, elles menaçaient ruine. Certaines constituaient tout un quartier, celui de la Boucherie. Elles ont toutes été détruites sous la municipalité Pinay.

Des hôtels particuliers de la même époque existent encore le long de la rue principale, la rue de la République. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine (3ème week-end de septembre), ces hôtels privés font l'objet de visites guidées. On y découvre tout un art de vivre, des puits dans les cours, des témoignages des métiers du textile du XVIe siècle. À citer, en particulier, l'Hôtel Dugas de la Boissonny, inscrit aux Monuments historiques en octobre 2016. Son propriétaire a réalisé des travaux considérables et remarquables ; il en ouvre les portes toutes les années à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine. 

Une maladrerie accueille les pestiférés en 1507, peut-être même avant. Elle disparaît en 1642. On en garde le souvenir grâce à la dénomination d'un quartier, la Maladière.

Une halle aux grains, la grenette à dix piliers, est construite en 1560. Il n'en reste que le nom d'une place sur laquelle donnent deux maisons du XVIe ou XVIIe siècle. Il en va de même pour un grenier à sel, deux moulins à blé et des fours banaux – pour la cuisson du pain.

L'Hospice de la Charité est construit en 1757 – 1764. Il n'en reste que la rue.

Sur la colline Saint-Ennemond, point de départ de la ville, existaient quelques maisons  des XVIIIe et XIXe siècles. La plus ancienne faisait l'objet de visites organisées par l'association AVSC ; au début des années 2000, la maison a été détruite sans concertation apparente, remplacée par un mur en pierres industrielles. D'autres ont été vendues le franc symbolique, avec obligation de restauration suivant un cahier des charges très strict. Il en reste à vendre (en 2015) : avis aux amateurs.

La Halle-théâtre, construite en 1849, est restaurée en 1890. Elle est démolie sous la municipalité Pinay et remplacée par un parking. Le château de Boissieu a subi le même sort pour un même objectif, un parking, sous la municipalité Badet.

L'usine Gillet, une teinturerie connue dans le monde entier pour la qualité de ses "couleurs noires", a bénéficié des eaux pures du Gier. Créée en 1877, elle est inscrite aux Monuments historiques pour ses façades et ses toitures en sheds (cad. AI 140, 141) : inscription par arrêté du 21 mars 1995. Ce bâtiment de 16000 m2 aurait pu faire l'objet d'une attraction touristique et artisanale évidente. Le coût de la remise en état a été estimé à 48 millions d'euros : impossible pour la commune de démarrer un tel chantier, et pourtant, il y aurait eu des aides (bâtiment classé) et les travaux auraient pu se dérouler sur plusieurs années, voire mandatures. Pour l'instant, les locaux servent à des artisans, surtout pour des dépôts. Nous y sommes installés depuis 2016. Ce bâtiment est sur un terrain dit inondable, d'après un décret préfectoral de 2017 : une curiosité car la zone n'a jamais été inondée, contrairement au centre de la ville. Les édiles de l'époque ne se sont pas exprimées sur cette décision malgré la demande du préfet. Pourquoi ? Par ailleurs, ne disposant pas des normes ERP, il ne peut recevoir des personnes non agréées, donc de visiteurs... 

On ne peut terminer cette liste (non exhaustive, donc sûrement à compléter) des bâtiments les plus anciens sans parler de l'aqueduc qui conduisait l'eau du mont Pilat à Lyon, le plus long aqueduc de France (86 km). Saint-Chamond n'a conservé que quelques piles d'un pont canal, sur la route de Langonand. Peu visibles, elles ont été consolidées après de grandes difficultés rencontrées par la mairie pour acquérir les terrains sur lesquelles elles se trouvent. À noter le travail remarquable de l'élu responsable de la mise en valeur de ce patrimoine qui a réalisé le balisage du parcours ligérien de cet aqueduc, balisage qui, aujourd'hui, s'étend de Saint-Chamond à Lyon, grâce au S.I.A.R.G. (Syndicat intercommunal de l'aqueduc romain du Gier) et à ses bénévoles. Récemment, des panneaux d'information ont été affichés dans trois villages traversés par l'aqueduc (et ce n'est sûrement pas fini) : Saint-Martin-la-Plaine, Génilac et Valfleury

 

   
 

                                            Le château de Saint-Chamond avant la Révolution (en haut)
                                   En dessous, à gauche, la collégiale Saint-Jean Baptiste, à droite les grandes écuries
                                               En dessous, le clocher de la collégiale, avec ses deux fenêtres en ogive
                                                           Complètement à gauche, l'église Saint-Ennemond
                                                                  En dessous, Saint-Chamond, à l'origine

 

 

     
                         Les grandes écuries                                                         Le mur de soutènement du clocher et de l'escalier
                                                                                                   Dans le ciel, à droite, on devine les ruines de l'abside de la collégiale
 

 

   


 

 

 

     

 

   

 

 

   



 

 

 

   

 

 

 

   
                                                               Teinturerie GILLET - HAON  

 

 

Les constructions religieuses

Les bâtiments religieux ont toujours occupé une très grande place dans la ville. A la fin du XVIIIe siècle, la ville comprend trois couvents avec leurs chapelles et sept églises ou chapelles. Encore aujourd'hui, même si certains ont perdu leur vocation première, ils représentent la partie la plus importante du patrimoine saint-chamonais.

L'église la plus ancienne semble être celle de Saint Ennemond, du VIIIe siècle. Elle fut détruite par les huguenots en 1562. Le clocher, la nef et trois chapelles sont du XVIIe siècle. Elle est agrandie au XIXe siècle et redevient église paroissiale en 1856. Aujourd'hui, elle domine toujours la cité. A Noël, elle est décorée par une crèche magnifique. Une restauration de l'ensemble a été réalisée récemment.

   
                                                                  Église Saint-Ennemond  

L'église d'Izieu, dédiée à Saint André, est citée dès 984. Démolie en 1581, elle est reconstruite la même année. L'absence d'entretien depuis la Révolution nécessite une nouvelle démolition. L'église actuelle a été construite de 1864 à 1868, dans un style néogothique. La chaire date du XVIe siècle. Des travaux de restauration ont été entrepris en 2005 – 2006 avec, notamment, l'implantation de vitraux provenant de la chapelle Sainte Thérèse du Creux aujourd'hui disparue.

L'église Saint Pierre est citée en 1202. Elle est démolie en 1562 : les pierres sont utilisées pour compléter d'urgence les remparts du château, avec promesse du baron de Saint-Chamond de la faire reconstruire rapidement. En attendant, l'église paroissiale devient Sainte Barbe, une chapelle construite en 1480 grâce à un riche marchand de Saint Julien. Cette chapelle est absorbée par la nouvelle église Saint Pierre dont la reconstruction débute en 1608, avec l'ajout d'une nef en 1609, du clocher de 1617 à 1645 et de la façade en 1655. A partir de 1673, l'église subit une restructuration complète, avec, notamment, la pose d'un nouveau tabernacle, d'une chaire et d'un retable, tous disparus aujourd'hui. En 1754, le chœur est refait dans un style néoclassique. Des boiseries sont ajoutées en 1779. Des modifications plus ou moins heureuses sont réalisées au XIXe siècle. La description de cette église serait nécessaire pour que tous les visiteurs puissent apprécier les sculptures, les tableaux et bien d'autres éléments de décoration (en particulier, Notre Dame de tout pouvoir, une statuette en bois polychrome du XVe siècle qui fait l'objet d'une grande vénération de la part des fidèles). Un jour, peut-être…Il est certain que cette église mériterait une mise en valeur tant de l'intérieur que de l'extérieur : le plafond à caissons a été restauré, il y a quelques années, de même que le portail principal, cette année (2025) : dommage que les portes des catéchumènes ne l'aient pas été en même temps. Elle est sans aucun doute le plus beau joyau de la ville. Elle est classée aux Monuments historiques depuis mars 1983. Elle est le seul bâtiment classé de la ville qui peut être visité tous les jours. Le mobilier classé, mais invisible, est décrit ici !?

   

 

 

La grande église de Saint Chamond, Notre Dame, commença sa carrière petitement sur les rives du Gier, à l'endroit que l'on appelle aujourd'hui le "Carrefour des rencontres". En 1450, elle a pour nom "Notre Dame de Pontcharral", sans doute à cause du pont tout proche sur la rivière, sur lequel passent des charrois. Elle devient alors paroisse, est agrandie en 1480, vendue en 1617 aux moines de l'abbaye de Saint Antoine en Viennois, en échange d'un terrain dit pré Saint Antoine. Cette abbaye est toute proche, le long du Gier. Les moines s'occupent de l'hôpital voisin. L'église est emportée par une crue du Gier en 1634, reconstruite l'année suivante par les Antonins. Elle est démolie en 1836 pour élargir la voie. L'église paroissiale Notre Dame est reconstruite sur le pré Saint Antoine à partir de 1618. Elle est consacrée en 1658. Elle est dotée d'un plafond à caissons en bois en 1695. Les deux clochers sont construits en 1663 et 1667. Au XVIIIe siècle, elle est décorée par de nombreux tableaux. Une façade néoclassique est aménagée en 1820. Et en 1875, elle est démolie, suite à un mauvais entretien et à la chute de la foudre sur le clocher. Les travaux de construction de la troisième église Notre Dame durent de 1876 à 1880. Le perron est créé en 1890, la tribune en 1902. Le chœur et l'extérieur restent inachevés. Le tout est un compromis stylistique entre le néogothique et néo-byzantin. L'utilisation d'une pierre gélive et les outrages du temps ont nécessité des travaux extérieurs importants depuis les années 1980-1990. L'un des clochers qui menaçait de s'effondrer fut enlevé. En 2009, le nouveau maire procéda à un référendum pour décider de la continuation des travaux ou de la démolition de l'édifice. A plus de 80 % des votants, il fut décidé de continuer les travaux. Reste aujourd'hui la réfection de l'intérieur. Une question demeure : que faire de cette église devenue trop grande ? Pour l'instant, les visites sont interdites.
L'histoire de l'église Notre-Dame ne s'arrête pas là. Devenue trop grande pour un nombre de paroissiens et de prêtres en diminution, le diocèse de la Loire a décidé de désacraliser l'édifice dont la nouvelle vocation a été décidée par son propriétaire, la commune. Après des travaux indispensables à l'intérieur, on peut voir des expositions et, peut-être y entendre des concerts, après amélioration de l'acoustique. À suivre, donc...

   
                                                              Église Notre-Dame, désacralisée  

 

L'église primitive de Saint Julien, visible à l'entrée nord de la ville, date vraisemblablement du XVe siècle. Il s'agit d'un prieuré dépendant de l'abbaye d'Ainay, à Lyon, passé en 1612 sous l'obédience des jésuites du Collège de la Trinité à Lyon. Une partie de la nef remonte au XVe siècle. On trouve quelques dates sur différents éléments : marche du chœur datée de 1613, clef datée de 1663 et pierre intérieure de 1670. Le clocher date de 1663, ainsi qu'une chapelle adjacente. Le bâtiment subit des modifications en 1758 dans un style néo-médiéval. De nouvelles transformations sont encore réalisées au XIXe siècle, en particulier au niveau du clocher suivant un style néogothique. Il s'agit là d'une magnifique petite église. On ne peut que regretter qu'un garage en béton ait été construit contre l'un de ses murs ! La cure a été vendue et transformée en appartements.

A l'initiative de Melchior Mitte de Chevrières, marquis de Saint Chamond, fut construit le couvent des Capucins, en 1601-08, tout près du château. Les moines se distinguèrent durant les pestes du XVIIe siècle. De leur passage, il ne reste que le nom de deux rues : la montée des Capucins (sur la colline de Saint Ennemond) et, dans le centre, la rue des Trois Frères, en hommages à trois moines (en fait, il y en avait 4 !) qui perdirent la vie en soignant des pestiférés.

Les Ursulines s'installèrent dans la ville en 1618. Elles se consacrèrent à l'éducation des jeunes filles. Les bâtiments anciens ont disparu, remplacés aux XIXe et XXe siècles. Les ursulines ont quitté la ville, il y a une vingtaine d'années (début des années 2000).

Le couvent des Minimes est fondé en 1622 par Gabrielle de Gadagne pour y être ensevelie, aux côtés de son mari, Jacques de Chevrières, et de ses enfants. En 1792, le bâtiment devient mairie de la ville. Les tombeaux des fondateurs sont saccagés en 1793. L'établissement devient également collège communal en 1812. En 1850, le maire fait appel aux pères maristes du collège de Valbenoîte de Saint Étienne, pour arrêter le déclin de l'établissement scolaire. En 1856, est construite une chapelle de style néo-byzantin qui deviendra, en 1879, après le départ des pères maristes, une bibliothèque municipale accueillant les 5000 ouvrages de la collection Dugas-Montbel légués en 1832 (ouvrages de grande valeur conservés, aujourd'hui, dans la médiathèque). Les maristes y restent, donc,  jusqu'en 1877, date à laquelle ils rejoindront des bâtiments neufs, avec chapelle (vitraux inscrits sur la liste des Monuments Historiques) sur la commune de Saint Martin en Coailleux (rattachée aujourd'hui à Saint Chamond). Ce "couvent", dont la façade nord est classée aux Monuments historiques depuis septembre 1965, est désormais occupé par la mairie. On peut regretter l'état de délabrement dans lequel est la chapelle, négligée, pour ne pas dire saccagée. Un projet de musée d'art sacré avait fait l'objet d'une étude très détaillée. Malheureusement, la présence d'objets religieux dans un établissement public a été jugée incompatible !  A noter que les maristes ont occupé un autre établissement, dès 1839 : les anciennes grandes écuries du château devenues un lycée d'enseignement professionnel connu sous le nom de la "Grand'Grange" qui domine la ville. Aujourd'hui, établissement scolaire (école, collège, lycée) et lycée professionnel ne font qu'un dans le cadre de l'Institution Sainte Marie – La Grand'Grange, sous la responsabilité des pères jésuites ; les vitraux de la chapelle sont classés aux Monuments historiques.

 

   
                                                    Façade nord du couvent des Minimes (mairie)  

 

La collégiale Saint Jean-Baptiste qui jouxte le château est construite de 1631 à 1642 pour recevoir des reliques conservées jusqu'alors dans la chapelle du château. Elle est embellie jusqu'en 1789. Pillée, puis vendue en 1796, elle a été détruite progressivement au XIXe siècle. Il n'en reste qu'une partie de l'abside et de l'escalier. Le clocher, construit en contre-bas du château pour ne pas gêner la vue, a subi de nombreuses dégradations ; il sert aujourd'hui de maison d'habitation. Des fouilles seraient sûrement d'un grand intérêt sur tout ce secteur. À lire : "L'église collégiale de Saint-Jean-Baptiste par Maurice de Boissieu" 1880 Gallica

La chapelle des Pénitents du Saint Sacrement a été construite en 1652-1655, agrandie en 1758 et 1806. Son aspect général était de style néoclassique. Elle a été détruite sous la municipalité Pinay. Le mot destruction est ici faible : cela a plutôt relevé de l'acharnement, de l'inconscient collectif. Les tableaux ont été piétinés, tous (ou presque) les objets ont été dispersés.

La chapelle des Pénitents du Confalon citée en 1785 a disparu.

D'autres établissements ont été réalisés au cours du XIXe siècle et au début du XXe : Notre Dame de l'Hermitage en 1824 (aujourd'hui, communauté internationale de frères maristes) ; le Carmel en 1869 ; l'église de Saint-Martin en Coailleux en 1877-1884, de style néogothique en remplacement d'une église du XVe siècle, dont elle a gardé un carillon de 10 cloches ; la chapelle de la Valette en 1912. La chapelle des lazaristes (?) est devenue Centre culturel Pablo Neruda en 1964. 

Si le patrimoine de la ville a subi de nombreuses dégradations au fil des siècles, mais aussi durant les 50 dernières années, il faut noter qu'une vingtaine de pupitres didactiques ont été installés (voir ci-dessus) devant les principaux monuments permettant aux visiteurs de mieux connaître l'histoire et les richesses de Saint-Chamond.

Une précision sur "L'Office du tourisme" de la ville. Celui-ci a été déplacé 4 fois ; son premier emplacement était en face de la gare. Il n'a jamais fait l'objet d'une signalisation routière. Aujourd'hui, il se situe rue Ventefol, en plein centre de la ville (nous le précisons ici pour d'éventuels visiteurs). Pourquoi pas ? En décembre 2023, nous avons demandé pour la énième fois qu'il soit signalé dans des rues passantes. Il semblerait que ce soit enfin le cas, mais à un seul endroit : à confirmer. Par ailleurs, l'appellation "Office du tourisme de Saint-Chamond" n'existe pas vraiment comme on peut le voir dans la photographie ci-dessous : "LE MAGASIN HORS CADRE SAINT-CHAMOND" ou "Office de Tourisme de Saint-Étienne Métropole". On peut y trouver de nombreuses informations touristiques et y acheter des produits locaux. Là encore, pourquoi pas ?

 

     

 

Saint-Joseph

Ce village est né de la partition de Saint-Martin-la-Plaine en 1867. Aucun bâtiment ancien n'est signalé dans cette commune. Il reste tout de même des structures impressionnantes de la voie ferrée reliant Rive de Gier à Mornant. Le village est traversé par l'aqueduc romain du Gier ; une pierre, du même type que celle de Chagnon, y a été découverte. La chapelle de Chagneux date de 1889 ; elle est dédiée à la Vierge Marie et construite suite aux apparitions de Lourdes. Le patrimoine est surtout souterrain avec ses mines de charbon, d'or, d'antimoine (Mines de Bissieux). 

 

     

 

   

 

   

 

Saint-Martin-la-Plaine

Du château et de son enceinte fortifiée (XIIIe siècle ?), de l'église citée en 984, de l'hôpital évoqué en 1351, il ne reste presque rien : une poterne en pierre, vestige des remparts du XIIIe siècle. L'église Saint-Martin, de style néogothique, date de 1857 ; l'une de ses cloches date de 1747 et est classée aux Monuments historiques depuis 1965, de même que trois statues de la vierge classées à l'inventaire M.H. L'aqueduc romain y a une place – relativement – plus importante. Le village est le point de départ de l'épopée Marrel, un modeste forgeron qui devint l'un des plus grands au cours du XIXe siècle, grâce notamment à des contrats avec les chantiers navals de Toulon. Plusieurs châteaux ou monuments ont ainsi vu le jour ou ont fait l'objet de restaurations : le Domaine de la Catonnière, le château de la Ronze, le château de Pré-Bayard et la Tour de la jalousie récemment entièrement restaurée, dominant la vallée du Gier, le château du Plantier.

En hors-sujet, on se doit de dire que l'attrait touristique réside dans le zoo, l'établissement le plus visité de la Loire. À noter également le Musée de la forge et... un parking réservé aux camping-cars, à priori le seul de la vallée..! Pour les affamés, après une longue randonnée, ne ratez pas le saucisson à la mourine !

 

Saint Paul en Jarez

Le château, du XIIe siècle, peut-être même antérieur, a disparu, pour une fois non à cause de la Révolution, mais surtout de la négligence de ses propriétaires successifs. L'église ancienne a disparu ainsi que la chapelle des pénitents du Gonfalon, de style renaissance. Seule, la seigneurie de la Barollière, de la même époque, perdure encore, après moult modifications. L'église actuelle, de style néo-gothique date de 1862. La ville comporte quelques hôtels particuliers des XVIe et XVIIIe siècles, des châteaux du XIXe (de la Bastie ou Poidebard, de la Motte Rouge ou Grange Merlin classé Monument historique, et Morel ou de la Bachasse) et des puits typiques du Jarez, dont un à balancier du XVIIIe classé Monument historique, situé dans la cour de la mairie, l'ancien hôtel de Lafond-Poidebard (autrefois presbytère), et un autre à dôme d'écailles du XVIe siècle. À voir, également dans la vieille ville quelques portails remarquables.

   
                                                                      Puits à dôme d'écailles  

 

Saint Romain-en-Jarez

En cheminant dans des petites ruelles, on peut y découvrir quelques maisons des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Du prieuré (construit vers 1050)) et du château, il ne reste que des fortifications enterrées. En 1827, l'église, un des monuments les plus anciens du Jarez, qui avait subi l'outrage des ans, subit de façon beaucoup plus grave et définitive celui des hommes. Du bâtiment conçu par les bénédictins, il ne reste que le chœur roman voûté et le transept (Est-ce toujours la réalité ? Font-ils partis de la nouvelle église Saint-Romain ?). Autre bâtiment religieux construit à la suite de la peste, en 1522, la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs, devenue la chapelle du Pinay, fut démolie en 1880 et reconstruite en 1881 (ou 1859, selon une autre source !?). De style néo-gothique, elle n'a conservé que l'autel de la chapelle primitive.

Dépendant de Saint Romain-en-Jarez, le château de Senevas, une ancienne maison forte, a complètement disparu. Curieusement, le site du village en montre une photographie récente (!?), donc à vérifier. Construit au tout début du XVIIIe siècle, il a été parfaitement décrit – intérieur et extérieur – par son propriétaire, en 1763.

 

Sainte-Croix-en-Jarez

L'histoire de ce village se confond avec celle de la Chartreuse dont la construction débute en  1280, sous l'impulsion de Béatrix de la Tour du Pin, veuve de Guillaume de Roussillon. Une fresque de 1327, dans l'ancienne église, évoque le souvenir de Thibaud de Vassalieu, négociateur dans le rattachement de Lyon au Royaume de France. Après la construction des cellules des Pères, des logements des frères, la façade est fortifiée. Un incendie en 1629 est suivi d'importants travaux, notamment au niveau des cellules. L'entrée monumentale, encadrée de 2 tours, est reconstruite en 1692. En  1714, un nouvel incendie nécessite des transformations : le réfectoire devient église conventuelle à la place de l'église primitive. La Révolution va provoquer une dispersion des biens et des bâtiments, l'expulsion des chartreux qui ne reviendront jamais. La Chartreuse devient commune en 1888. En dépend notamment le hameau de Jurieu où l'on trouve une petite église du XIe siècle. Ce village considéré comme l'un des Plus beaux villages de France" mérite le détour. Sont à visiter l'église médiévale avec ses peintures murales du XIVe siècle, l'église conventuelle du XVIIe siècle qui a conservé un remarquable mobilier. La visite guidée permet également de découvrir la cuisine, le cloître et l'ermitage reconstitué. Chaque année, depuis 40 ans, l'Association de sauvegarde et d'animation de l'ancienne chartreuse organise "Les Musicales", sur les 3 derniers dimanches de septembre, pour faire découvrir de grandes œuvres de musique classique.

Malgré des demandes réitérées depuis plus de 15 ans, ce village est, enfin, signalé, sur la voie rapide Lyon-Saint-Étienne. Il nous avait été répondu qu'un panneau de plus sur les bords de la route pouvait provoquer des accidents ! Chacun jugera... 

 

Tartaras

Propriété de l'abbaye de l'île Barbe, sur la Saône, au nord de Lyon, ce village-prieuré n'a gardé aucun élément du XIIe siècle, mais des sarcophages gallo-romains attestent de son ancienneté. L'église possède un clocher du XVIe siècle et une entrée précédée d'un porche en bois, soutenu par des colonnes de pierre. A côté de cette église, on peut voir une collection d'outils anciens dans une cour (du presbytère ?).

 

Valfleury

Valfleury est un village très connu pour son pèlerinage annuelle consacrée à  la Vierge au Genêt d'Or https://valfleury.fr/en/rb/1592450/histoire-du-village-16 . Le patrimoine est essentiellement religieux : une basilique, un rosaire, un calvaire, un chemin de croix qui appartiennent à la congrégation des Lazaristes. Le château du Plantey, antérieur au XIIe siècle a été détruit, de même que la chapelle construite en 980. Il n'en reste que la statue de la vierge (XIIe siècle, la plus ancienne représentation de la vierge du diocèse de Lyon, l'une des plus pures de style roman en France), à l'origine du sanctuaire, la pierre du maître-hôtel et un reliquaire d'argent avec une relique de Saint Benoît. Au XIe siècle, des moines bénédictins y aménagent un prieuré. En 1611, grâce à de nombreux dons est construit l'Hermitage. En 1740 est lancée la construction du couvent actuel, sur l'emplacement de l'ancien cloître. L'église  a été consacrée en 1866 : elle succède à deux autres qui n'ont pas résisté au temps ; elle possède l'un des carillons les plus importants de la Loire avec ses 15 cloches qui sonnent tous les quarts d'heure en journée.

Le château de Lachal, construit dans le dernier quart du XVIIIe siècle, est le seul qui soit encore debout et antérieur au XIXe siècle. Il est inscrit partiellement aux Monuments historiques depuis 1995.

 

Ainsi se termine cette longue liste, sans doute non exhaustive, des bâtiments du Pays du Gier construits, à l'origine, avant 1900 (à une exception près). Nous avons constaté quelques disparités entre le livre d'Horvath de 1986 et certains sites internet. La plupart des bâtiments et des villes ou villages nécessiterait un développement et une iconographie beaucoup plus importants. Peut-être, cela donnera-t-il tout de même envie à quelques internautes de nous rendre visite.

 

 

   
                                                              Crochet de tablier de charpentier  

      

 

   

 

 

 
 

                                    Des charpentiers qui n'ont pas le vertige avec leurs outils (passe-partout et bisaiguë)
                                 
  La bouteille n'est pas loin (photographies sur plaque de verre du début du XXe siècle).

 

                                      

 

 

Bibliographie

1 G. Chaperon, Cellieu, Actes graphiques, Saint Etienne, 1999

2 Philippe Leymarie, Le Jarez d'Hier et d'Aujourd'hui, Les amis du Vieux Saint Chamond, Reboul
   imprimerie Saint Etienne, 1990

3  L. Parizot, L. Challet, G.Delorme Le Jarez d'Hier et d'Aujourd'hui, n° 26, 33 et 35 Les amis du Vieux
   Saint Chamond, Reboul imprimerie Saint Etienne.

 4 Musée du Patrimoine de France  Pont de Chavillon

 5 Sites internet des différentes communes