NOS EXPOSITIONS

 

 

Depuis la création de notre association, nous avons réalisé 40 expositions. Les conditions ont été variables : en plein air, sous petits chapiteaux ou dans des salles dont la surface variait de 30 à 400 m2. A chaque fois, il a fallu s'adapter. Jusqu'à présent, ces manifestations se sont déroulées à moins de 50 km de notre lieu de stockage. Nous sommes prêts à installer un musée provisoire de quelques jours à quelques semaines en dehors des départements limitrophes de la Loire.

 

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NOS EXPOSITIONS

 

De 2001 à 2006

 

Le "Forum des outils anciens" comporte une rubrique "Publicité" que nous avons utilisée, notamment en 2012, pour annoncer une exposition que nous allions réaliser à Villars, une ville située juste à côté de Saint Etienne. Cette annonce fit l'objet d'un certain nombre de remarques. Pour remercier les intervenants, nous avons publié quelques photographies. Et, oh surprise, cette annonce est toujours régulièrement visitée aujourd'hui encore, donc deux ans et demi après sa première publication. Est-ce pour les photographies de l'exposition ou pour les remarques des internautes ? Impossible pour nous de le dire. Il va de soi que nous espérons que c'est pour la première raison !

 

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NOS EXPOSITIONS

 

 

De 2007 à 2014

 

 

2007 Maison du Gier

La Maison du Gier a été créée à l'initiative des communes du Pays du Gier. Elle se trouve le long de l'autoroute, sur l'aire du Gier où l'on peut faire le plein d'essence, manger et dormir. Les automobilistes s'y arrêtent peu de temps ou à des heures où la maison est fermée. Nous sommes restés là pendant 5 semaines. Nous faisions, même, des permanences le dimanche. Le succès n'a pas été au rendez-vous : trop loin des villes (!), trop proche de l'autoroute où l'on ne fait que passer.

 

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FETE DE LA FORGE

SAINT MARTIN LA PLAINE

17 - 18 MAI 2014

 

Cette fête régionale, qui, depuis 18 ans, montre le savoir-faire des forgerons artisanaux a regroupé plus de soixante forgerons venant comme l'année dernière, non seulement de France, mais aussi d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de Tchéquie. Tous rassemblés sur la place centrale du village, envahie par une odeur caractéristique de ce charbon gras, ils – des hommes costauds, mais aussi de frêles jeunes femmes - ont frappé le fer 2 jours durant. Comme chaque année, pendant plusieurs mois avant la manifestation, les bénévoles du Musée de la Forge ont fabriqué  un bougeoir à vendre le jour de la Fête et par la suite au Musée.

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JOURNÉES EUROPÉENNES

 

DU

 

PATRIMOINE 2015

 

 

Les Journées Européennes du Patrimoine ont eu lieu ces 19 et 20 septembre. Par manque de local, nous n'avions plus participé à cette manifestation depuis 2010. Nous n'avons toujours pas de local. Mais la promesse de la mairie de nous accorder ce que nous souhaitons depuis 10 ans nous a incités à présenter une petite exposition, ces deux jours. Comme en 2010, nous avons été accueillis par nos amis du C.E.R.P.I. (voir Sites amis), une association très active qui se consacre au patrimoine industriel de notre Pays du Gier.

 

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EXPOSITION D'OUTILS ANCIENS

A

SAINT-CHAMOND

 

SALLE LAMARTINE

Du 7 au 18 décembre 2016

 

Du 7 au 18 décembre 2016, nous avons présenté une partie de nos collections au public saint-chamonais. Nous avons eu, environ, 400 visiteurs venant non seulement de notre ville, mais aussi du Rhône, de l'Ain, de la Drôme, de l'Isère. La salle Lamartine, rectangulaire, avec une estrade, mesure 275 m2 et dispose d'un pallier de 60 m2 : une surface insuffisante pour présenter tout ce que nous avions apporté. Par ailleurs, située en plein centre de la ville, elle fait partie d'un groupe scolaire et est donc assujettie au plan Vigipirate. Nous n'avons donc pu accueillir les visiteurs que lorsque les écoliers étaient absents.

Sur le pallier, un affichage était consacré à des documents généraux sur notre association, mais aussi à des documents anciens comme des factures d'artisans, des extraits du Bottin du XIXe siècle. Nombreux sont ceux qui ont ainsi pu retrouver leurs ancêtres.

 

       

 

L'estrade était réservée à la vie domestique : vêtements anciens, dentelles avec démonstration, ustensiles de cuisine, vaisselle. L'école y avait également une petite place : les plus jeunes, mais pas seulement, ont pu écrire avec une plume comme les plus anciens l'ont fait dans leur enfance.

 

   

 

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EXPOSITION   A   VILLARS

 

SALLE DE LA LIBERATION

 

DU 13 au 18 juin 2018

 

Villars a accueilli la quarantième exposition d'A.R.C.O.M.A. du 13 au 18 juin dans la très belle salle de la Libération, face à la mairie. Cette salle de 400 m2 permet de réaliser une scénographie mettant en évidence toutes les pièces exposées, grâce à l'espace disponible et à l'éclairage, artificiel ou naturel.

         

   

 

     

 

Pour réaliser cette exposition, nous avons dû faire 5 allers-retours avec des camionnettes, 5 allers-retours avec des véhicules de tourisme. Au total, entre transport, déplacements pour installation et permanences, nous avons parcouru, environ, 1500 km. Transport et installation nous ont occupés 22 heures : nous étions 6, à temps plein. Il s'agissait de présenter plus de 2000 objets.

En amont de cette exposition, un travail considérable a été réalisé par quelques membres de l'association, aidés parfois d'un ami passionné : réalisation d'une cheminée sur toile, transformation de vieilles étagères à casiers en vitrines éclairées, adaptation d'étagères sur grilles Beaubourg, nettoyage de plus de 200 objets - lampes ou instruments médicaux …

Quatre thèmes avaient été choisis :

- la vie domestique, avec vêtements, ustensiles de cuisine, jouets.

- l'hygiène et la santé.

-les outils des métiers du bois.

- l'éclairage, de la maison à l'atelier, du véhicule terrestre au bateau, de la mine à la campagne…

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JOURNÉES EUROPÉENNES

 

DU

 

PATRIMOINE 2019

 

21 et 22 septembre

 

Le thème des Journées Européennes du Patrimoine (JEP) 2019 choisi par le Ministère de la Culture était "Arts et divertissements".

A Saint-Chamond, la municipalité a décidé depuis quelques années de choisir son propre thème. Pour 2019, il s'agissait de "Patrimoine en chantiers", en relation avec les travaux effectués à l'église Saint-Pierre et à la Maison des Chanoines, deux bâtiments du XVIIe siècle. Pour notre association, il va de soi que ce sujet nous convenait davantage. Notre exposition a eu pour but d'évoquer tous les métiers du bâtiment pour lesquels nous disposions d'outils, d'ouvrages divers, avec pour titre "Les bâtisseurs de cathédrales et de châteaux".

Si ce choix était facile, il n'en était pas de même de la réalisation. Notre local ne pouvant recevoir des visiteurs du fait du non-respect des normes ERP, il nous fallait trouver un lieu fermé, suffisamment grand. Fermé car en 2017 et en 2018, la mairie avait mis à notre disposition 5 chapiteaux installés sur un parking près de notre local : en 2017, la pluie et le froid ont été de la fête, en 2018 quelques rafales de vent ont eu raison de certaines grilles, heureusement sans dommage majeur. Les responsables locaux n'avaient pas davantage de solution à nous proposer : nous étions prêts à abandonner le projet. Par chance, lors d'une réunion préparatoire, le directeur d'un établissement municipal, proposa un local de 300 m2, de plain-pied, très lumineux, avec l'approbation des élus. Contact fut pris par notre vice-présidente, responsable d'une équipe de dentellières et l'affaire fut conclue. Dentellières et ARCOMA se retrouvèrent une nouvelle fois pour exposer le fruit de leur travail.

Les métiers concernés étaient : l'arpenteur-géomètre, le forgeron (indispensable pour fabriquer ou restaurer le matériel), le cloutier, le maçon, le tailleur de pierre, le charpentier, l'ardoisier, le couvreur, le menuisier et l'ébéniste, le serrurier, le vitrailliste, le plâtrier-staffeur, le plombier, le paveur, le jardinier.

Bien que nous ayons déjà réalisé plus de quarante expositions, il a fallu trouver de nouvelles idées. A partir du mois d'avril et jusqu'au 17 septembre, nous avons créé 11 nouveaux panneaux, ce qui veut dire enlever la rouille, faire briller les cuivres, nettoyer et cirer les manches. Au total, environ 150 outils sont passés de l'ombre à la lumière.

Ce n'était pas suffisant. Depuis toujours, nous avons essayé de trouver des ouvrages réalisés par les artisans. Nous n'avons pas les moyens (ni le savoir-faire, bien sûr) des Compagnons du Devoir ou des M.O.F. avec lesquels nous avons toujours rêvé de collaborer. Dans un premier temps, nous avons réalisé deux maquettes évoquant ces bâtisseurs : Notre-Dame-de-Paris (d'actualité) et le château de Chenonceau, toutes les deux en puzzle 3D. Ce n'est pas ce que l'on peut rencontrer au Louvre ou au Musée des Arts et Métiers. Il semble, cependant, que l'illusion était correcte : les visiteurs ont tous été très étonnés en apprenant leur mode de construction. Chacune nous a demandé environ 25 heures de patience et de concentration.

Pour le menuisier, ou plutôt, le sculpteur sur bois, nous disposions de panneaux gothiques originaux, de la fin du XIVe siècle, début du XVe Sur le panneau médian, on peut voir une fleur de lys et un dauphin, symboles royaux : un connaisseur en héraldique nous serait utile. Leur provenance : un objet religieux ? Un coffre ?

Il y a une quinzaine d'années, nous avons pu récupérer, pour ne pas dire sauver, un chapiteau de confessionnal néogothique, de la deuxième moitié du XIXe siècle. Nous en sommes les dépositaires, non les propriétaires. Nous l'avons remis en état, nettoyé, ciré. Encore un travail très long, mais qui nous a permis de voir qu'il est en chêne et que quelques pièces sont teintées d'or (vraisemblablement de la peinture). Un travail remarquable de sculpteur sur bois.

Le vitrail occupe une place primordiale dans ces bâtiments, qu'ils soient laïcs ou religieux. Là encore, nous disposons de deux vitraux de la fin du XIXe siècle pour lesquels nous avons réalisé une mise en semaine compatible avec nos grilles, supports de panneaux.

Le staffeur intervenait davantage dans les châteaux.  Nous avons quelques pièces que le dernier staffeur de Saint-Etienne nous a données, en même temps que ses outils, il y a une dizaine d'années.

Travail de menuisier et de staffeur : nous avons exposé deux tableaux donnant la liste des adhérents d'une congrégation et d'une confrérie. Les visiteurs pouvaient y retrouver le nom d'un parent, d'un proche ayant vécu au début du XXe siècle.

Enfin, nous avons eu la chance d'avoir un coffrage pour la construction d'une voûte. Le tailleur de pierre qui demeure à la Terrasse-sur-Dorlay l'avait présenté sur Facebook. Dès le lendemain, nous lui avons demandé s'il pouvait le mettre à notre disposition. Il était bien sûr hors de question d'avoir les pierres taillées correspondantes représentant plusieurs centaines de kilogrammes. Nous avons évoqué la réalisation d'une copie en polystyrène. Le 21 septembre, avant l'ouverture  de l'exposition au public, nous avons eu le plaisir de voir arriver notre tailleur de pierre avec le coffrage et les fausses pierres taillées remarquablement peintes. Plus d'un visiteur s'est, là encore, laissé prendre. Un grand merci à cet artisan pour son travail et sa participation.

Le vendredi 20, nous étions 6 pour charger une camionnette et 5 véhicules de tourisme, puis monter l'exposition. Au total 7 heures de travail et plus d'une tonne de matériel comprenant 23 grilles, 83 panneaux, 3 grandes vitrines, 4 petites vitrines. Le tout pour 17 heures d'exposition ouverte au public.

Le dimanche 22, nous étions 12 dont 9 membres de l'association (soit 50 %). La pluie était aussi au rendez-vous. Le démontage a été beaucoup plus rapide : environ 2h30. Quant au rangement, il aura nécessité environ une dizaine d'heures. Dans notre local, nous en profitons maintenant pour refaire  notre petit musée (100 m2 consacrés à l'exposition) qui ne comprend que les objets appartenant à l'association. La visite est réservée aux adhérents. Nous avons, à ce propos, créé une nouvelle catégorie : les membres temporaires, qui, pour une cotisation modique, découvrent et participent éventuellement à nos activités pendant 1j et jusqu'à 3 mois.

Pour ces JEP, nous nous sommes entendus avec 2 autres associations de Saint-Chamond pour proposer un parcours aux visiteurs : d'une part, la maison paroissiale Sainte-Thérèse qui occupe l'ancien Carmel visitable au cours de ces JEP ; d'autre part, les Amis du Vieux Saint Chamond qui disposent d'une maquette de ce Carmel et de nombreux documents sur son histoire. Le tout dans un rayon d'à peine 500 m.

 

Pour évoquer ce long discours, nous vous proposons quelques photographies.

 

 

   

Premiers panneaux : présentation de notre association, de notre site, de nos flyers et des extraits d'annuaires dans lesquels les visiteurs peuvent retrouver un parent, un proche qui était artisan au début du XXe siècle.

    

 

   

                                                                                  Vue d'ensemble

 

Toute construction nécessite au préalable des mesures du terrain : longueur, largeur, pente, dénivelé : c'est le travail de l'arpenteur (-géomètre).

 

   

 

Indispensable dans un chantier, le forgeron : il est présent du début à la fin de la construction, au service de tous les autres artisans pour fabriquer des outils à la demande, mais surtout pour les restaurer. A l'époque, l'acier ou le fer ne sont pas toujours d'excellente qualité et, surtout, le traitement qu'ils subissent explique à lui seul leur usure prématurée.

En bas, le cloutier avec ses enclumes et son marteau caractéristique.

Le maçon construit les fondations, entre autres… sans lui, pas de bâtiment.

 

   

 

 

Viennent, ensuite, les métiers de la pierre : le carrier, le tailleur de pierre, le sculpteur sur pierre.

     

   

 

Parmi les nombreux ouvrages effectués par le tailleur de pierre, la construction de voutes revêt un caractère particulier : coffrage, clef de voute sont nécessaire… Nous en avons parlé plus haut.

 

   

                                                              Coffrage : L environ 240,  h environ 90

 

Pour faire court, le charpentier intervient après le maçon et le tailleur de pierre.

 

     

 

Après la charpente, la couverture qui, pour ce genre de bâtiments, est en ardoise. Deux métiers interviennent : l'ardoisier qui extrait l'ardoise et le couvreur qui la pose (2 panneaux, à gauche).

     

   

Sur la table, un porte-tarière de charpentier.

 

Menuisier, ébéniste et sculpteur sur bois prennent le relais.

 

     

 

Quelques outils étaient présentés dans des vitrines : galère, affutoir de gouge, bouvets divers, plate-bande, demi-varlope monoxyle, feuilleret…

Pour évoquer ces métiers du bois, nous présentons des panneaux gothiques et un chapiteau de confessionnal.

 

 

 

 

 





   
 

              Panneaux gothiques   XIVe – XVe siècle                      Chapiteau de confessionnal  XIXe siècle
                          Chaque panneau 44 x 16                                                        h 235       base 52 x 52

 

 

Pour fermer portes et fenêtres, le serrurier intervient. Nous présentons ses outils que l'on retrouve dans d'autres métiers : métaux, art… Plusieurs panneaux sont consacrés aux clefs et aux serrures (fin XVIIe siècle à XIXe siècle).

 

     

 

Dans la photographie de droite, on distingue un trousseau de clef, dit passe-partout ou rossignol. Ce dernier nom lui vient de son inventeur, cryptologue et agent secret de Louis XIV, Antoine ROSSIGNOL.

Sur ce même panneau, en bas à droite, une pièce en fer forgé qui nous pose problème. Un maître-serrurier de passage évoque une pièce qui permet de maintenir une machine à forer contre le mur. Sans certitude.

 

La visite continue avec le vitrailliste. Nous n'avons pas d'outils propres à ce métier. Juste des ciseaux de verrier et des marteaux, pinces et roulettes ou diamants de vitrier. Par contre, nous avons pu présenter deux vitraux pour évoquer ce métier qui prit un essor considérable avec le gothique.

 

     

L'ouverture de la porte décorée des panneaux gothiques donne sur la mort sous l'œil sarcastique du visage en plâtre. Le vitrail suivant montre le Christ en lumière, tourné vers la mort.

 

   

 

On peut voir également sur cette dernière photographie les deux tableaux de la Congrégation de l'Immaculée conception et de la Confrérie du Saint Sacrement. Ils sont placés là pour évoquer le métier suivant, celui de peintre-staffeur.

                                                      

   

 

Pour ces panneaux, on pourrait parler également du maçon et du menuisier. En ce qui concerne le premier, maçons et plâtriers étaient dans la même corporation au XIVe siècle : ils avaient de nombreux outils en commun, pouvant varier dans leur forme, comme les truelles. Le menuisier aurait très bien pu utiliser les gouges, les ciseaux… situés sur le panneau en bas à gauche. Les outils des deux panneaux de gauche nous ont été donnés par le dernier staffeur de Saint-Etienne.

 

     

                                             Objets de décoration moulés en staff (toile de jute et plâtre)
                                                               ( A droite, les 4 néons du plafond !)

 

Les deux panneaux de droite sont consacrés au plombier, avec, notamment, les battes, les boules à couder et les toupies en buis.

Dans les photos suivantes, on découvre la suite des outils du plombier (chalumeaux, lampes à souder…), puis les métiers d'extérieur : paveur et jardinier.

 

     

 

L'utilisation de ces outils a permis la construction de bâtiments qui font la richesse du patrimoine français, pour ne pas dire de l'humanité, quelles que soient les cultures, les croyances. Pour les évoquer, nous avons exposé deux maquettes : une laïque, le Château de Chenonceau, l'autre religieuse, Notre-Dame-de-Paris.

 

 

   






 

 

Tous les outils que nous avons présentés sont décrits en détail dans les articles des métiers auxquels ils appartiennent. Il se peut que certains, acquis plus récemment, n'y figurent pas encore. Des mises à jour viendront dans les mois à venir.       

 

 

A l'issue de ces JEP, les dentellières ont décidé de nous rejoindre au sein de l'association. Leur travail artisanal remarquable vient concrétiser le message que nous souhaitons faire passer : l'outil, en l'occurrence le carreau, est, par l'intelligence du geste, le prolongement de la main et l'instrument du savoir-faire.

Quelques photographies vous mettront d'apprécier la qualité exceptionnelle de leur travail.

  

 

     

 

 

     

 

 

     

 

 

     

 

 

     

 

La visite est terminée. Les lumières se sont éteintes. Toutes les pièces que nous vous avons présentées ont réintégré l'obscurité des cartons.

 

 

 

FIN

 

A.R.C.O.M.A.    NOS EXPOSITIONS

 

 

 

 

 

 

 

 

JOURNÉES EUROPÉENNES

DU

PATRIMOINE 2020

 

19 et 20 septembre

 

 

Le thème des Journées Européennes du Patrimoine (JEP) 2020 choisi par le Ministère de la Culture était "Patrimoine et éducation", c'est-à-dire le rôle de l'éducation dans le patrimoine, le patrimoine comme un outil d'apprentissage, etc....

A Saint-Chamond, la municipalité a décidé depuis quelques années de choisir son propre thème. Pour 2020, il s'agissait des "Châteaux de l'Industrie", ces châteaux construits à Saint-Chamond, lors de la Révolution industrielle au XIXe siècle. S'il y eut un certain nombre d'importantes maisons bourgeoises, il n'y eut que deux châteaux : le château du Jarez et le château Balas-Prodon.

Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, le local mis à notre disposition par la mairie pour le stockage et l'entretien de nos collections ne répond pas aux normes E.R.P. Nous ne pouvons donc y recevoir du public. Nous avons été accueillis par le directeur du restaurant municipal avec l'accord de notre maire : un local moderne très agréable, de plain-pied, de 300 m2.

Que pouvions-nous présenter ? Des outils pour la construction de ces bâtiments ? Nous l'avions fait l'année dernière pour évoquer les métiers du bâtiment. Nous nous sommes donc orientés sur l'évocation des "Arts de la table". Les objets présentés recouvraient près de 150 ans, d'environ 1780 à 1930 : meubles, ustensiles de cuisine, vaisselle en porcelaine de Limoges, en métal argenté, en étain, en verre ou cristal, nappe et serviettes brodées. Les visiteurs ont été conviés à 8 visites guidées sur les deux jours. Suivant l'intérêt manifesté par l'auditoire, ces visites ont duré de 45 à 1h30. Trois personnes ont assisté 2 fois à ces visites. La base de nos explications reposait sur l'article que nous avons présenté sur le site dans la rubrique "La vie domestique", "A la salle à manger – Les arts de la table". Une gageure car le texte est très long, l'éventail des informations est énorme : la salle à manger, les meubles, les nappes et les serviettes, la vaisselle (couverts, verre, assiettes, plats et annexes), les règles de bienséance, le service, les mets. De nombreux oublis ont été inévitables : nous nous en sommes rendu compte trop tard. Chaque visiteur est parti avec son flyer et les coordonnées de notre site avec la possibilité de lire la totalité de notre article.

Depuis un an, notre association a le plaisir de compter parmi ses adhérents des dentellières qui réalisent un travail magnifique. Nous vous l'avons d'ailleurs signalé dans notre document sur les Journées Européennes du Patrimoine 2019. A plusieurs reprises, certaines d'entre elles ont exposé leurs réalisations à nos côtés, venant animer nos expositions un peu statiques par des démonstrations suscitant toujours l'émerveillement. Cette année donc, elles étaient membres d'A.R.C.O.M.A. à part entière et ont complété le thème des arts de la table par la "Veillée" dans nos châteaux : couture, broderie, dentelle, utilisation du rouet, de la table à carder la laine…autant d'activités que les châtelaines exerçaient autrefois pendant que les hommes buvaient, fumaient, refaisaient le monde. Grâce à leur savoir-faire, nous avons pu présenter une quinzaine de mannequins portant des tenues des années 1870 à 1930, mais surtout leurs travaux, notamment des tableaux, des colliers, des bracelets, des éventails...

A nos côtés, enfin, nous avions une tapissière qui a montré aux visiteurs la façon de restaurer un fauteuil, une chaise. Un métier très physique et qui nécessite un véritable savoir-faire. A l'issue du week-end, elle nous a donné deux fauteuils de style Louis XVI sortis de son atelier "Le crapaud et la bergère". Tout un programme ! Un grand merci à elle pour sa participation et ce don.

La préparation nous a demandé plusieurs centaines d'heures : création des objets en dentelles, sélection et, parfois, restauration  des vêtements anciens en fonction des mannequins dont nous disposons, travail sur les mannequins eux-mêmes (il est difficile de disposer de mannequins aux tailles incroyables de nos aïeules qui devaient subir le supplice du corset). Côté "Arts de la table", création d'un cadre pour supporter un drap sur lequel a été peinte une cheminée pour la cuisine (2,50 x 2 m), réparation de certains meubles suivie de leur nettoyage et de leur passage à la cire, remise en état d'un miroir dont le cadre en bois était vrillé, ne pouvant donc supporter le miroir qui lui, bien sûr, était parfaitement plan ; nettoyage de l'argenterie à la Pierre verte ou à l'Argentil, nettoyage des cuivres au Miror, à l'acide chlorhydrique ou à l'ammoniaque suivant l'état, nettoyage de l'étain à la pâte "Ça va seul, Métaseul" (Étains du Manoir. Un produit belge ancien retrouvé sur une étagère : le produit le plus actif que nous ayons utilisé pour l'étain), nettoyage du fer blanc à la brosse nylon suivi d'un traitement au Rustol, lavage éventuel des verres et des assiettes, bien sûr à la main ; lavage et repassage de la nappe et des serviettes, création de nouvelles étiquettes plus petites… Au total, 17 personnes (dont une majorité du groupe dentellière) ont participé à cette préparation. Le 18 septembre au soir, tout était prêt, dans des cartons (une vingtaine) pour les petits objets, les mannequins habillés emmaillotés dans des draps. Le 19 au matin, tout ce matériel a été chargé dans une camionnette et deux voitures de tourisme. A 15h, nous débarquions au restaurant municipal. A 19h30, le plus gros du travail était fini. Le lendemain matin, 1h30 nous a suffi pour finaliser complètement l'exposition, y compris le coup de balai.

Malgré la concurrence de la vogue, malgré le temps, malgré la Covid, nous avons vu passer 157 visiteurs dont des élus de la ville et du département, en 16 heures d'exposition. "Tout ça pour ça" ! On pourrait le dire, mais l'ambiance entre nous et l'étonnement des visiteurs, a priori sincères, valaient tout ce travail. Une fois de plus, certains se sont étonnés que Saint-Chamond, la deuxième ville de la Loire, n'ait toujours pas son musée, et ce malgré les promesses des élus depuis plus de 12 ans. L'une d'entre elles nous a déclaré en début d'année : "Peut-être avons-nous eu tort !?" Un aveu, un regret…? Comme nous l'avons signalé dans nos "Actualités", des démarches ont été entamées en décembre dernier. Le musée devrait ouvrir dans 5 ou 6 ans. Au train où vont les choses, on peut émettre de sérieux doutes : l'élu animateur de nos réunions dit lui-même dans le magazine de la ville lorsqu'il parle de l'ouverture de ce musée "je l'espère".

Manifestement, cette réalisation a rappelé des souvenirs d'enfance à de nombreux visiteurs qui retrouvaient là la table de fête de leurs grands-parents : porcelaines de Limoges, verres en cristal de St Louis ou de Baccarat ou plus simplement et plus souvent verres ciselés, argenterie surtout en métal argenté, belle nappe, beaux habits : l'esprit de fête que les plus vieux d'entre nous ont revécu avec une pointe de nostalgie.

Le dimanche à 17h, il a fallu plier bagages pour laisser le local à sa destination première. Tout a été démonté et re-stocké en 2h30. Il reste maintenant à tout ranger, mais nous avons le temps. Pour quelques jours, c'est un repos bien mérité pour tous.

Pour terminer, il convient de remercier tous les membres de l'association qui ont permis de réaliser cette exposition. Nous n'oublions pas non plus les amis et les parents qui nous ont aidés pour le montage, le démontage, le transport, en particulier Anne-Laurence, Maurice, Bernard, Jean-Paul, John, Pierre, Jean-Pierre, Laurent.

 

Vous n'avez pas eu la chance (!) de venir nous voir. Nous n'avons pas eu celle de vous rencontrer. Nous vous proposons quelques photographies.

 

 

Préparation de l'exposition

 

 


 
         

 

Fabrication de deux cadres (2,50 x 2m  et 2,30 x 1,70 m) supportant des draps sur lesquels ont été peintes des cheminées : le grand pour la cuisine, le petit pour la salle à manger. Une tablette a été rajoutée sur chacun  pour poser des objets propres à chaque pièce.

 

 

   

 

Habillage des mannequins : coiffure un peu moderne. Heureusement, nous disposons de quelques chapeaux. Il faudra sûrement revenir sur ce problème.

 

 

     
   

 

  Petite chirurgie : Mise aux normes 1880 de mannequins 1950 - 1980 : poitrine et thorax.

 

 

 
   
 

 

Les mannequins habillés sont emmaillotés pour le transport : les trousseaux d'autrefois ont encore leur utilité. A gauche et au centre, les personnages sont destinés à l'accueil ; ceux de droite auront le droit de s'asseoir à table.

 

 

   

 

Derniers coups de pinceau : les vitrines de table prennent un petit air de neuf. Habituellement placées horizontalement sur les tables, nous les avons munies de tasseaux verticaux. Ceux-ci, lorsque la vitrine est posée verticalement, deviennent horizontaux et supportent une étagère en verre, ce qui permet de présenter des objets plus hauts. Pour en assurer la stabilité, nous avons fabriqué ces supports discrets visibles au milieu de la photographie.

                                    

 

   

 

Choix des objets à emporter : les cartons de banane sont très utiles. Ils supportent une charge importante et sont munis de 2 poignées.

 

 

   

 

Le matériel indispensable est réuni : grilles Beaubourg, grilles ARCOMA (fabriquées par nos techniciens), cadres des cheminées, outils indispensables (clefs, marteau, tournevis), produits divers pour nettoyer, faire briller, coller, agrafer…

Il ne reste plus qu'à charger :

 

     

 

 

     

 

Au total, dans la camionnette, 7 vitrines de table, une vitrine sur pied, une table Henri II, un buffet-dressoir, deux guéridons, une table de toilette, une table de couture, 16 mannequins, 9 grilles, les cadres de cheminées, 8 cartons…, tout cela en 1h15 à 4.

Dans les deux véhicules : 6 chaises, un miroir, 12 cartons …

 

 

L'exposition

Vous êtes accueillis par les maîtres de maison dans la … cuisine ! L'entrée principale était en travaux !

                                         

   

 

 

   

La grande cheminée de la cuisine avec tout le matériel nécessaire au sol, sur table ou dans des vitrines.

   

 

     

 

A gauche, torréfacteurs, bassine en fonte sur trépied, tournebroche à horloge, lèchefrite, poissonnière, bassine à confiture, servantes d'âtre, pot à cuire, crible-cendres, fer à gaufre, fer à bricelet.

A droite, moules à gâteaux, pot à graisse, pot à conserver les œufs, pressoirs à viande ou à fruit, hachoirs mécaniques, râpe à fromage, bouteille en verre soufflé, pots en fer blanc ou en grès, baratte.

 

 

     

A gauche, pain de sucre et dans la vitrine, marteau, hache, pince à sucre.

A droite, tirebouchon à crémaillère, battoir à œufs à contrepoids, pompes à boissons gazeuses, éteignoirs, mouchettes, poche à eau monoxyle, coupe-frites, pince à raisin…

 

 

     

A gauche, hachoirs-berçoirs, hachinettes, rouleau-couperet pour ravioli, couteau à pain, dénoyauteurs, molettes à pâte.

A droite, ouvre-boîtes, pics à glace, pilons, moule cannelé ouvrable, mâche-croute et masticateur, cuit-œuf.

 

Certains de ces objets auraient dû se retrouver dans la salle à manger : masticateur, mâche-croute, ciseau coupe-raisin. Bien d'autres auraient pu être présentés. Dans les deux cas, le temps nous a manqué pour corriger les erreurs ou pour remplir d'autres cartons.

Et justement, à la salle à manger :

                        

   

 

On commence par se laver les mains : bassine et pot en faïence de Sarreguemines sur la table de toilette.

                               

 

   
                                                                     Vue générale, d'un côté,
 

       

 

   
                                                                Vue générale, de l'autre...  

 

 

     

 

 Les tables avec les convives et les visiteurs : habits de 1880, tenue de 2020

 

     

 

     

 

De quoi perdre la tête !

La table est mise pour 8 personnes : les couverts sont en métal argenté, le manche des couteaux est en corne. Leur mise en place suit la tradition française, anglaise et à l'ancien régime. La porcelaine de Limoges, des années 1930, vient de chez "F. Legrand" spécialisé aujourd'hui dans la production de petit matériel électrique (!). Au centre, un chauffe-plat à bougie Christofle sert de surtout.

        

 

     

 

A gauche, le buffet-dressoir surveillé par Nestor et une collection d'objets en étain. Ce meuble date de la fin du XIXe siècle. Il comporte des sculptures évoquant le bas Moyen-Âge. A sa gauche, un petit guéridon de style Louis XVI.

 

 

 







   

 

A gauche, gobelets et seau à glace en étain.

A droite, sur une table de couture, lampe à pétrole abat-jour bordé d'un rideau de perles, rehaussé de trois cabochons en cristal de couleurs différentes.

 

 

     

 

A gauche, sur un guéridon Louis-Philippe, verres à liqueur en cristal de Saint-Louis, flûte à champagne en cristal d'Arques, sous-tasses en porcelaine de Limoges.

A droite, dans une vitrine en position verticale, divers objets en étain. A noter tout particulièrement, une bonbonnière, un moule à sorbet et un biberon.

 

 

   
  Vitrine consacrée à l'argenterie  

 

 

En avant, quelques pièces en métal argenté et porcelaine dont un déjeuner de l'Ancienne Manufacture Royale de Limoges.

 

     
 

     Service à fraises en vermeil et argent fourré                          Service à gâteaux en vermeil et résine
     Style Louis XVI                                                                     Style Art Déco

 

 

 

   
 

                                              Service à hors-d'œuvre en métal argenté
                                              Style Louis XV

 

 

 

 

     

 

 

   

 

 

 

     
 

                                                             Un petit clin d'œil aux visiteurs

 

 

Comme nous l'avons vu plus haut, la deuxième exposition d'ARCOMA était consacrée aux travaux de la maîtresse de maison après le dîner. C'est le domaine de notre groupe de dentellières.

  

 

   
 

Vue générale

 

 

 

     
 

Village en dentelle : une maison, une dentellière                              Tableaux, éventails, ombrelle

 

 

 

   
 

                                                            La table des bijoux

 

 

 

       
 

                                         Colliers avec, en bleu-turquoise, des boucles d'oreille

 

 

 

 

   





   

 

 

       

 

 

       
                           Les dentellières au travail  

                                        

   
 

  Notre tapissière de Saint-Chamond

 

 

On ne peut terminer sans évoquer les châtelaines nées de la Révolution Industrielle du XIXe siècle. Cette main, avec bague et bracelet, à la fois si fine et si lourde, était-elle le fruit d'un superbe moulage ou d'une idéalisation de ce symbole de l'instrument du savoir-faire qu'est la main ?

 

 

     

 

   
 

                                              FONDERIES  FORGES CONSTRUCTION

                                                                        L'HORME

 

 

 

 

FIN